26 octobre 2017
80 ans de Bonne Chanson au Québec
Par: Olivier Dénommée
Jean-Nicolas De Surmont a commencé ses études sur la Bonne Chanson au début des années 90, à une époque où très peu de documentation était accessible sur le sujet.   Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Jean-Nicolas De Surmont a commencé ses études sur la Bonne Chanson au début des années 90, à une époque où très peu de documentation était accessible sur le sujet. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Le 3 octobre, le Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe recevait Jean-Nicolas De Surmont, chercheur et auteur au sujet de la Bonne Chanson, dans le cadre d’une conférence sur le sujet. Le hasard a voulu que son passage ait lieu, à quelques jours près, 80 ans après son implantation à Saint-Hyacinthe par l’abbé Gadbois, le 14 octobre 1937.

En conférence, le Québécois établi en Europe depuis quelques années a parlé de Théodore Botrel, qui éditait la revue mensuelle La Bonne Chanson en France, ce qui a inspiré l’abbé Charles-Émile Gadbois à créer une entreprise dédiée à la Bonne Chanson au Canada, faisant chanter toute une génération ayant grandi entre la fin des années 30 et le milieu des années 50. « C’était en quelque chose le média de masse de l’époque », souligne Jean-Nicolas De Surmont, n’hésitant pas à comparer les recueils de la Bonne Chanson à un « greatest hits » des années 1850 à 1950.
Et aujourd’hui?
Si l’influence de la Bonne Chanson a diminué considérablement à partir de 1955 auprès du grand public, on ne peut pas dire que celle-ci a été complètement oubliée, notamment par ceux qui ont grandi avec celle-ci, transmettant cette tradition aux générations suivantes. Des chansons comme « Partons la mer est belle » et « V’là l’bon vent » sont d’ailleurs toujours enseignées dans les classes de musique.
M. De Surmont a échangé en avant-midi quelques mots avec Guy Desruisseaux, véritable « véhicule » vivant de la Bonne Chanson à Saint-Hyacinthe. Ce dernier avait d’ailleurs plusieurs anecdotes ludiques liées à la Bonne Chanson à raconter, offrant une approche différente de celle de M. De Surmont.
Depuis 1991, c’est Louise Courteau Éditrice qui possède les droits de la Bonne Chanson, tâchant de garder vivant le souvenir de cette tradition.

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