26 octobre 2017
Réseau Sélection 
À oublier croit le candidat Barré 
Par: Jean-Luc Lorry
Bernard Barré compte bien conserver son fauteuil de conseiller du district La Providence.  Photo François Larivière | Le Courrier ©

Bernard Barré compte bien conserver son fauteuil de conseiller du district La Providence. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Après Alain Leclerc, c’est au tour du conseiller Bernard Barré de ne plus croire à l’arrivée au printemps de Réseau Sélection, un vaste complexe pour aînés censé s’implanter au centre-ville.

« Réseau Sélection ne viendra pas à Saint-Hyacinthe. C’est ma prédiction. Comme dirigeant de cette entreprise, à voir comment mon projet a été accueilli, j’irais m’installer ailleurs. Il y a tellement d’autres municipalités qui dérouleront le tapis rouge pour avoir Réseau Sélection dans leur cour », estime Bernard Barré, en entrevue au COURRIER.
Doyen du conseil municipal – il a été élu en 1988 – Bernard Barré se représente pour conserver son fauteuil de conseiller dans le district La Providence. Comme à la précédente élection, M. Barré est opposé à la candidate Sylvie Norris.
En 2013, Bernard Barré avait obtenu 1585 votes comparativement à 730 pour Sylvie Norris. « C’est l’un de mes meilleurs mandats. J’ai amené beaucoup de services dans mon quartier comme le Centre multi-sports C.-A.-Gauvin et le Centre culturel Humania », indique Bernard Barré.
« Lorsque je me suis présenté la première fois comme conseiller, je voulais que les résidents de La Providence soient fiers de leur quartier. J’ai bien réussi mon coup. Les gens me trouvent parfois un peu agressif, mais je n’en laisse pas échapper », poursuit-il.
En plus de son poste de conseiller, celui-ci est associé et vice-président aux opérations et recrutement au Groupe Yvon Michel (GYM).
Un conseiller combatif
Fondateur en 1979 du Club de boxe amateur de Saint-Hyacinthe, Bernard Barré se présente comme un conseiller combatif.« Je viens du milieu des sports de combat. Je suis prompt et je suis capable d’argumenter longtemps. Je suis capable d’attaquer, mais aussi de contre-attaquer. Je me garde toujours des munitions », mentionne M. Barré.
Au cours de son mandat, ce conseiller aux interventions parfois musclées a dû s’habituer au style de Claude Corbeil, qui a succédé au maire Claude Bernier.
« Le maire Corbeil et moi avons appris à nous connaître. Mais nous ne serons jamais des amis. En politique, je n’ai pas d’amis et je n’en veux pas », de terminer Bernard Barré.

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