Le président du Club Rotary de Saint-Hyacinthe, Pierre Dumaine, invite la population maskoutaine à se procurer des billets auprès du Club pour ainsi contribuer à amasser des fonds, dont 80 % des sommes recueillies serviront localement à remplir cet objectif d'aide aux enfants.
« C'est une très belle soirée rapport qualité/prix. Les gens s'amusent beaucoup, le prix du billet est faible et les gens peuvent s'amuser avec 5 000 $ d'argent fictif à dépenser aux différentes tables de jeu », a soutenu le président du Club Rotary de Saint-Hyacinthe. L'aide aux enfants autistes et handicapés est une cause trop souvent oubliée des services gouvernementaux et autres services, selon M. Dumaine. C'est par ailleurs la raison pour laquelle le Club Rotary de Saint-Hyacinthe a choisi de soutenir principalement cette cause. Depuis ses premières activités de levées de fonds en 2006, cet organisme a remis près de 58 000 $ dans la communauté, dont 39 000 $ à l'école René Saint-Pierre, appuyant ainsi son projet de Laboratoire de communication.Étant enseignante auprès d'enfants autistes et handicapés depuis 30 ans à l'école l'Assomption de Saint-Hyacinthe, Louise Mondou, coprésidente d'honneur de la soirée, connaît bien la réalité des enfants autistes et handicapés et celle des gens qui les accompagnent lors de leur cheminement.« Un enfant qui a un handicap a des besoins, des limites et des rêves qui lui sont propres. Comme enseignante, je dois adapter mon enseignement et utiliser des méthodes et des outils différents de ceux en vigueur dans les classes régulières afin de permettre à l'enfant de relever quotidiennement les défis que lui pose son handicap. Le souci constant d'améliorer et d'accroître les services offerts à cette clientèle scolaire font que le Club Rotary de Saint-Hyacinthe permet de réaliser des projets particuliers. »
Offrir du soutien aux familles
Aider les enfants autistes et handicapés, c'est aussi offrir du soutien à la cellule familiale, selon Marie-Ève Ringuet, mère d'un enfant autiste et membre du Club Rotary de Saint-Hyacinthe.
« Le système a besoin d'aide. Il y a le CRDI (Centre de réadaptation en déficience intellectuelle) qui offre du soutien et des formations aux parents d'enfants autistes, mais le temps d'attente est long et les parents se retrouvent abandonnés à eux-mêmes. Quand on améliore les services offerts aux enfants autistes et handicapés, on n’aide pas juste un enfant, c'est toute une cellule familiale que l'on aide.»