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« Donner la mort à un malade, ce n'est pas le soigner »
20 février 2014

Projet de loi 52 sur l'aide médicale à mourir
« Donner la mort à un malade, ce n'est pas le soigner »

L'évêque du diocèse de Saint-Hyacinthe invite les députés à voter contre le projet de loi 52 sur l'aide médicale à mourir.
Après l'archevêque de Montréal, c'est au tour de Monseigneur François Lapierre de se positionner contre le projet de loi 52 sur l'aide médicale à mourir, lequel sera bientôt voté par les députés de l'Assemblée nationale.

Dans une lettre ouverte que nous publions cette semaine et qui reprend l'essentiel d'une récente homélie, il estime que « ce projet de loi ne doit pas être adopté [car] donner la mort à un malade, ce n'est pas le sauver ».

L'évêque du diocèse de Saint-Hyacinthe soutient que l'adoption du projet de loi 52 reviendrait à légaliser l'euthanasie sous l'appellation d'aide médicale à mourir. Au Québec, donner la mort serait considéré comme un soin qui pourrait être administré, dénonce-t-il. Selon lui, les malades ont déjà le droit de refuser l'acharnement thérapeutique. Il s'agit d'un acquis et une nouvelle loi n'est pas nécessaire pour l'assurer.Le projet de loi 52 établit les balises qui permettront aux médecins de donner suite à la demande d'un patient à mourir, sans s'exposer aux poursuites.La demande écrite devra provenir de la personne en fin de vie et celle-ci devra être majeure, atteinte d'une maladie grave et incurable laquelle se caractérise par un déclin avancé et irréversible de ses capacités. Le patient devra également être atteint de souffrances physiques ou psychiques constantes et insupportables ne pouvant être apaisées dans des conditions jugées tolérables. Aucun médecin ne sera obligé de prodiguer l'aide médicale à mourir. L'établissement de santé devra alors trouver un autre médecin qui acceptera d'administrer la dose fatale au patient qui en fait la demande. Mgr Lapierre a profité de la Journée mondiale des malades pour livrer son message, rappelant au passage qu'une « société est humaine si les plus faibles y ont leur place ». La journée du 11 février coïncidait également avec la rentrée parlementaire à l'Assemblée nationale.

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