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Les familles des résidents restent sur leur appétit
1 septembre 2011

Centre Andrée-Perrault
Les familles des résidents restent sur leur appétit

Le sort du service alimentaire du Centre Andrée-Perrault est encore incertain.
La rencontre entre le directeur général du Centre de santé et des services sociaux Richelieu-Yamaska (CSSSRY), Daniel Castonguay, et les bénéficiaires du Centre Andrée-Perrault (CAP) et leur famille au sujet de l'avenir du service alimentaire du CAP a eu lieu le mercredi 24 août en soirée. Et visiblement, la majorité des personnes présentes lors de la rencontre étaient contre le projet d'abolir le poste de cuisinière.

« Il faudrait qu'ils (les administrateurs du CSSSRY) viennent voir comment ça se passe ici. Qu'ils viennent s'asseoir juste pour voir le contact humain que les résidents ont avec les cuisinières », a énoncé Sève Janelle dont la mère préside le comité des résidents du CAP.

Ne pas être suffisamment présent pour constater la réalité que vivent les bénéficiaires, c'est d'ailleurs l'un des reproches les plus récurrents adressés au directeur général lors de la rencontre.Selon la majorité des personnes présentes lors de cette soirée, les cuisinières occupent une place importante dans le quotidien des résidents et participent à créer une ambiance familiale. « On est uni, tricoté serré, c'est familial! Je ne crois pas qu'on pourra garder un milieu familial avec ce projet », a exprimé Isabelle Plourde, présidente du comité des résidents du centre.Rappelons que le CSSSRY a l'intention de transférer la préparation des repas au Centre d'hébergement de l'Hôtel-Dieu-de-Saint-Hyacinthe. Deux façons de faire sont envisagées par la direction. La première consiste à effectuer la préparation à l'Hôtel-Dieu-de-Saint-Hyacinthe et la cuisson complète au CAP et la deuxième à exécuter la préparation et une précuisson à l'Hôtel-Dieu, suivies de la préparation finale au CAP.Beaucoup des résidents et des membres de leur famille se sont interrogés sur l'efficacité du projet en lien avec les besoins variés des résidents du CAP. « Si ce sont des mets qui proviennent de l'extérieur, donc c'est des gens de l'extérieur qui produisent les mets, comment sauront-ils que les personnes d'ici ont tel ou tel problème? Je ne comprends pas ça », a demandé Sève Janelle à Claude Dallaire, directeur des communications, qui s'est contenté de répondre qu'il faudra régler cette problématique.Par ailleurs, selon la présidente du comité des résidents, plusieurs irritants sont constatés lorsque le menu provient des cuisines de l'Hôtel-Dieu. « L'effet d'un couvercle sur un plat contenant des aliments provoque de l'humidité qui interfère sur le goût et l'apparence des aliments », a-t-elle ajouté. Ce projet serait pourtant, selon Francine Desrosiers, chef du service en alimentation et en nutrition clinique au CSSSRY, la meilleure solution pour répondre aux besoins de tous les résidents. « On a 40 % de notre clientèle qui ne peut pas manger une alimentation régulière. Les résidents ont besoin d'une alimentation molle, hachée, en purée. Et ceux-là, avec les choix qui sont présentement au menu et sur le menu à la carte, n'y trouvent pas leur compte. Il faut trouver une façon de satisfaire tout le monde », a-t-elle expliqué. M. Dallaire a tenu à préciser que le service alimentaire mis en place jusqu'à ce jour comporte des lacunes et requiert un ajustement. « Les mets préparés sont trop souvent produits à l'externe et il faut régler cette problématique-là. »

Une décision à ne pas prendre à la légère

Les résidents du CAP et leur famille n'ont pas été informés du projet qui devait se concrétiser en septembre. C'est par « accident » que l'information est parvenue aux oreilles de certains. « Si on n'avait pas su qu'il y avait un changement au niveau de l'organisation de travail du personnel ici, nous aurions été placés devant un fait accompli », a soutenu Rosetta Bruno, dont la mère est une résidente du CAP depuis 17 ans.

Daniel Castonguay a d'ailleurs tenu à s'excuser auprès des résidents du CAP et des membres de leur famille. « On aurait dû impliquer plus de personnes, plus de comités, plus de résidents et leur famille dans l'évolution du service alimentaire dans le CSSS et le CAP » a-t-il reconnu. Le directeur général du CSSSRY a d'ailleurs tenu à rassurer les résidents du CAP et leur famille en leur confirmant qu'il prendrait en considération leur point de vue. « Si le comité des résidents et des familles ne veulent pas de ce projet de changement qui, selon nous, est un projet d'amélioration important au niveau des résidents et du contrôle alimentaire, on va respecter ça », a affirmé le directeur général du CSSSRY.

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