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Jean-Guy Dagenais accédera au Sénat
12 janvier 2012

Ex-candidat conservateur à Saint-Hyacinthe
Jean-Guy Dagenais accédera au Sénat

À défaut d'avoir pu accéder à la Chambre des Communes, l'ex-candidat conservateur dans Saint-Hyacinthe - Bagot aux élections du 2 mai 2011, Jean-Guy Dagenais, obtiendra un fauteuil au Sénat.

M. Dagenais fait partie du groupe de sept nouveaux sénateurs dont le premier ministre, Stephen Harper, a annoncé la nomination le 6 janvier par voie de communiqué.

Mais dans le cas de M. Dagenais, l'entrée à la Chambre haute ne sera rendue officielle que lorsqu'il aura rempli une formalité constitutionnelle. Il doit acheter une propriété dans la division sénatoriale qu'il représentera. « C'est celle de Victoria, qui comprend Verdun, l'Île-des-Soeurs et une partie du centre-ville de Montréal. J'ai fait l'acquisition d'un condo à l'Île-des-Soeurs. Tout ça devrait se concrétiser cette semaine », a précisé Jean-Guy Dagenais, lorsque LE COURRIER l'a joint chez lui, à Blainville.Sur le plan politique, sa nomination ne lui permettra donc pas de renouer avec la région de Saint-Hyacinthe, qui reste représentée au Sénat par Andrée Champagne. Il a néanmoins fait un saut en ville dimanche pour célébrer sa nomination en compagnie de ceux qui l'entouraient en campagne électorale. « J'ai senti le besoin d'aller rencontrer l'équipe. Ce sont des gens formidables qui m'ont bien accueilli et je les en remercie. Et c'est sûrement en partie grâce à eux si le premier ministre a considéré ma nomination », a confié M. Dagenais.Ce retraité de la Sûreté du Québec qui a été président de l'Association des policières et policiers provinciaux du Québec (APPQ) se défend bien d'avoir changé son fusil d'épaule dans le fameux dossier du registre fédéral des armes à feu. Il signale qu'en 2010, il avait décliné l'invitation de l'ex-ministre de la Sécurité publique du Québec, Jacques Dupuis, d'aller défendre à Ottawa la vision du gouvernement du Québec face au registre. « J'ai refusé parce que ma position était différente, et je l'avais expliquée dans un mémoire que j'ai déposé à la Chambre des Communes. J'ai dit que le registre était dispendieux, qu'il était inefficace, qu'il ajoutait à la lourdeur administrative et qu'il créait un faux sentiment de sécurité chez les policiers », soutient-il. Il affirme toutefois que le gouvernement Harper ne souhaite pas supprimer tout le registre, mais seulement sa section sur les « armes longues » (les fusils de chasse). « Gardons le registre des armes de poing », conseille le futur sénateur.De même, il se dit à l'aise avec la position du gouvernement conservateur face à la criminalité chez les jeunes. Selon lui, un adolescent de 16 ans accusé de meurtre devrait être jugé devant un tribunal pour adultes. « Mais le projet de loi croit aussi à la réhabilitation », nuance-t-il.

Inacceptable

De son côté, la députée néo-démocrate de Saint-Hyacinthe - Bagot, Marie-Claude Morin, déplore que son adversaire conservateur des dernières élections puisse se retrouver bientôt au Sénat.

« Je trouve dommage que Stephen Harper se serve de candidats non élus à des fins partisanes. C'est inacceptable, mais ce n'est pas la première fois », a-t-elle commenté. Aux élections de 2011, Marie-Claude Morin a obtenu 26 963 voix, contre 8 108 voix pour son adversaire conservateur. Il s'était retrouvé troisième derrière la députée sortante, Ève-Mary Thaï Thi Lac, du Bloc québécois (12 651 voix).

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