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Touchants adieux à un petit ange
12 janvier 2012

Funérailles de Maxime Dion
Touchants adieux à un petit ange

La famille de Maxime Dion a été chaleureusement entourée, samedi matin en l'église Saint-Éphrem d'Upton, pour les funérailles de ce petit garçon dont la disparition dans la rivière Noire le 19 décembre a bouleversé tout le Québec. Son corps devait être repêché sous les glaces de la rivière quatre jours plus tard.

« Devant un événement comme celui-là, il est important de se sentir proche les uns des autres. Je vous demanderais de vous avancer pour manifester cette proximité à la famille, de l'entourer de votre affection, de votre sympathie et de votre amitié », a lancé le célébrant, Yvon Alix, curé d'Upton, au début d'une cérémonie qui a été ponctuée de moments très touchants.

« Quand on a des enfants, on sait qu'ils ne nous sont que prêtés. Pourquoi Maxime est-il parti si tôt restera une question sans réponse », a confié le père éploré, Patrick Dion, en prenant courageusement la parole devant l'assemblée. Dans son hommage à son fils disparu, il l'a décrit comme un petit bonhomme bourré d'énergie et très attachant qui leur a laissé des souvenirs impérissables. « Maxime, j'aimerais te remercier pour ces sept années extraordinaires. Tu nous manques tellement! Jamais je n'oublierai les années passées auprès de toi », a-t-il exprimé.Puis, il a fait l'éloge de son fils Alexandre, 10 ans, qui a tout tenté pour sauver la vie de son petit frère. « Il a fait preuve d'un sang-froid et d'un courage exemplaires. Il n'a pas hésité à secourir son frère aux dépens de sa propre vie. Le 19 décembre, le ciel a accueilli un ange, mais la Terre a retrouvé son Alexandre le Grand », a poursuivi Patrick Dion, en faisant allusion au célèbre roi de Macédoine de l'Antiquité.Durant l'heure et demie qui a précédé la célébration, les parents du petit Maxime ont accueilli avec Alexandre, des centaines de personnes venues à l'église pour leur offrir leurs condoléances. Il y avait là beaucoup de gens du village, des secouristes et des amis de Maxime avec leurs parents. Une quinzaine de jeunes joueurs de soccer en maillot jaune avaient même pris place dans les bancs de l'église. Ils avaient tous le même nom de joueur cousu en grosses lettres au dos de leur chandail : « MAXIME ».« C'est l'équipe d'Alexandre. Il joue pour les Cosmos de Granby dans la ligue d'hiver. Rémi, son meilleur ami, fait aussi partie de l'équipe; Rémi a été le soutien d'Alexandre au cours des derniers jours », a expliqué un accompagnateur, Steven Michaud. Il a précisé que l'idée des chandails au nom de Maxime était celle de la responsable de l'équipe, Véronique Laguë. « Quand c'est arrivé (la disparition de Maxime), nous avons tenu une réunion au Cégep de Granby pour que les enfants puissent parler de ce qu'ils ressentaient. C'est là que « le méchant » est sorti. Ils ont pu écrire leurs pensées sur un grand carton », a confié Steven.Dans l'église aussi, on pouvait voir tout plein d'écrits et de dessins d'écoliers dédiés à Maxime : la mezzanine du choeur en était tapissée. Sur les longues bandes de papier blanc, beaucoup de coeurs rouges et de mots d'amour avaient été tracés, mais aussi des croix brunes ou noires, rappelant le drame qui s'est joué en quelques instants au bord de la rivière. Maxime venait d'entreprendre sa première année à l'école de la Croisée. Il aurait eu sept ans le 5 janvier.Avant la communion, le curé Alix - qui est aussi le prêtre qui a baptisé Maxime le 8 mai 2005 - a invité les membres de la famille à se réunir autour de l'urne funéraire pour réciter le Notre Père. Ce rassemblement a donné lieu à une scène très émouvante.Le curé Alix était accompagné d'un concélébrant, l'abbé Yvon Sabourin, un ami de la famille qui, à la toute fin, a raconté une étonnante histoire. Un jour de printemps, lorsqu'il avait sept ans, il avait bien failli disparaître lui aussi dans la rivière Noire, à Upton. « C'était tout près d'ici. Je m'amusais à briser la glace au bord de la rivière; tout à coup, j'ai glissé dans l'eau, j'ai coulé et j'ai perdu conscience. C'est mon père qui m'a repêché au dernier moment. Pourquoi le Seigneur m'a-t-il sauvé, et pas Maxime? »Pour le père Sabourin, le petit Maxime est maintenant « une étoile parmi les étoiles » qui veillera sur sa famille, sur sa communauté, qui veillera sur Upton.À la sortie de l'église, des colombes blanches, symboles de pureté, ont été libérées et se sont aussitôt envolées vers les cieux.

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