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La Fondation Caramel fait sa niche à Saint-Valérien
27 juin 2013

Refuge pour animaux
La Fondation Caramel fait sa niche à Saint-Valérien

Chaque année, des centaines de chiens et chats abandonnées évitent une fin tragique en trouvant refuge au sein de la Fondation Caramel. Si l'établissement a pris forme légalement en 2007, la passion pour les animaux de Louise Meunier, fondatrice du refuge, dure depuis beaucoup plus longtemps.

« Déjà, en 2000, je recueillais des chats chez-moi. À ce moment, je le faisais vraiment pour l'amour des animaux, ne me souciant pas de subvenir à leurs besoins par mes propres moyens. Juste en 2006, j'ai déboursé plus de 12 000 $ pour le sauvetage des animaux », se rappelle Mme Meunier. C'est après avoir pris conscience de cette somme élevée que l'amoureuse des bêtes a choisi de fonder un organisme de bienfaisance.

Établi à Saint-Valérien-de-Milton, le refuge refuse de pratiquer l'euthanasie sur les bêtes qu'il recueille. D'après sa présidente, le meilleur moyen de réduire le nombre d'animaux errants est plutôt la stérilisation. « Il faut mieux gérer la reproduction. À chaque fois que quelqu'un nourrit un animal sans pouvoir le faire opérer, il le rend dépendant et c'est à ce moment que ça crée un problème de surpopulation. » Tous les animaux du refuge sont stérilisés et reçoivent un suivi médical complet. Pour la directrice, la mentalité québécoise face à l'adoption est aussi problématique. « Les gens veulent un animal encore bébé, pour ensuite pouvoir s'en débarrasser. Nous avons énormément de difficulté à trouver une famille pour les bêtes plus âgées. » Certains pensionnaires, comme ce fût le cas pour la chatte Juliette, peuvent passer jusqu'à six ans au refuge. Toutefois, grâce à des ententes avec des refuges ontariens, la situation s'est nettement améliorée. « Pour pouvoir sauver plus de chiens, nous les transférons dans la province voisine. Là-bas, les animaleries n'ont plus le droit de vendre de bébés, seuls les éleveurs certifiés le peuvent. La population est donc beaucoup plus encline à se procurer un chien dans un refuge, étant donné les tarifs onéreux des éleveurs », explique celle qui prend régulièrement des nouvelles de ses anciens pensionnaires. Puisqu'elle refuse que ses animaux subissent à nouveau des traitements déplorables, la femme native de Saint-Liboire assure un contrôle strict sur les adoptions. « J'exige toujours des références des vétérinaires antérieurs ou encore de personnes qui connaissent bien la famille souhaitant adopter. Mais je suis tellement habituée, que juste au téléphone, j'arrive à cerner la personne et ses intentions. »

Agrandissements

Malgré plus de 230 adoptions par an, la capacité maximale du refuge est presque toujours atteinte. Pour Louise Meunier, des agrandissements étaient nécessaires. Elle a donc fait l'acquisition d'une fermette située de l'autre côté de la rue.

« Nous avons obtenu une subvention de 10 000 $ de la part du CLD Les Maskoutains, un excellent départ, mais nous avons grandement besoin de dons en terme de main-d'oeuvre et de matériaux », indique celle qui souhaite que les agrandissements soient terminés pour l'automne. Grâce à cette nouvelle structure, le refuge sera encore mieux adapté pour répondre aux besoins de ses pensionnaires à quatre pattes.Jusqu'à aujourd'hui, la fondation a pu compter uniquement sur l'appui de précieux donateurs, car il n'existe pas de subventions gouvernementales dédiées aux refuges. Mais pour la directrice, le premier don qu'elle a reçu revêt une importance toute particulière. « Incroyable mais vrai, le joueur de hockey professionnel Marc-Édouard Vlasic, ainsi que sa conjointe, ont été les premiers à investir dans le refuge! Il n'avait pas dévoilé son identité et parcourait le Québec à la recherche du refuge qu'il allait financer! », conclut Mme Meunier, le sourire aux lèvres.

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