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Une invitation syndicale pour les candidats
13 mars 2014

Une invitation syndicale pour les candidats

Les membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses de l'Hôtel des Seigneurs de Saint-Hyacinthe - CSN, en grève depuis le 28 octobre 2012, souhaitent profiter de la campagne électorale pour remettre leur conflit de travail à l'avant-plan.

En assemblée générale, ils ont demandé à rencontrer les candidats des principaux partis dans le comté de Saint-Hyacinthe.

Ils souhaitent les interpeller pour connaître leur opinion sur le conflit de même que sur le Code du travail, particulièrement l'article 45.2, qui fait en sorte que la convention collective ne suit pas nécessairement lorsqu'une entreprise est partiellement vendue. « Comment les candidats entrevoient-ils la reprise du travail dans cet établissement touristique très important pour l'économie régionale ? » questionne Robin St-Pierre, président du syndicat local. Plus encore, que pensent-ils du fait que l'employeur refuse jusqu'à maintenant de transférer la convention collective advenant la vente du centre des congrès? » Il rappellera aux candidates et aux candidats que les retombées économiques du tourisme d'affaires pour la région s'élèvent annuellement à 20 M$ et sont en grande partie reliées à l'exploitation de l'hôtel et de son centre des congrès. « Leur fermeture est donc désastreuse pour le développement économique et social de la ville et c'est encore plus vrai pour les 180 travailleuses et travailleurs de l'hôtel, dont certains ont consacré une partie de leur vie à transmettre l'amour de leur métier et de leur région. »Rappelons que le 18 décembre 2013, les syndiqués ont rejeté l'offre globale et finale de leur employeur dans une proportion de 90 %, après avoir voté une grève générale illimitée en octobre 2012 dans une proportion de 85 %.Au cours des derniers jours, la Coalition avenir Québec a été la seule formation politique à mettre les questions syndicales à l'ordre du jour de la campagne.Un gouvernement de la Coalition avenir Québec obligerait en effet les syndicats à dévoiler leurs états financiers, à imposer un vote secret lors des requêtes en accréditation et à n'utiliser les cotisations qu'à des fins non politiques.Le chef François Legault a fait cette annonce à Québec mardi.

M.B.

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