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Le milieu maskoutain dévoile ses attentes
27 mars 2014

Le milieu maskoutain dévoile ses attentes

Le projet d'agrandissement de l'urgence, sur la table depuis 2007, devra se concrétiser dans les plus brefs délais indique le CSSSRY.
Si le député de Saint-Hyacinthe peut être appelé à changer le soir du scrutin, les attentes et les besoins du milieu maskoutain restent les mêmes. Survol de la liste d'épicerie dressée dans les domaines de la santé, de l'éducation et de la culture.

Le Centre de santé et de services sociaux Richelieu-Yamaska (CSSSRY) est en attente d'une réponse concernant le projet d'agrandissement de l'urgence depuis 2007.

D'après la direction des communications du CSSSRY, l'environnement actuel de l'urgence ne répond plus aux besoins grandissants. Entre 2008 et 2013, la fréquentation de l'urgence a augmenté de 7,3 % en raison de la croissance et du vieillissement de la population sur le territoire et du projet de rapatriement de clientèles 514-450. Pour accélérer le processus d'amélioration des installations, le CSSSRY a revu depuis peu son plan d'agrandissement initial et a soumis un projet divisé par phase. Les phases 1 et 2, sur un total de 4, comprendraient, entre autres, la réalisation d'une unité d'investigation et d'hospitalisation brève (UIHB) et sont évaluées à 11,6 M$ sur un total de 34 M$, d'après une estimation datant de 2011. L'UIHB serait située à proximité de l'urgence et permettrait de traiter les patients provenant de l'urgence ou des soins de première ligne dont le séjour hospitalier prévu est de moins de 48 heures. « Cette idée est devenue une véritable opportunité pour notre CSSS de revoir ses demandes, pour en faire ressortir un projet intégré en regroupant deux projets, soit celui de l’agrandissement de l’urgence et de la création d’une unité d’investigation et d’hospitalisation brève. Nous espérons que le député élu saura nous soutenir en procédant aux représentations requises auprès du ministère de la Santé afin d’obtenir un signal fort quant à l’actualisation à court terme de notre nouvelle proposition », exprime la directrice des communications, Marie-Josée Gervais.

Fin des compressions en éducation

Que ce soit au sein de la commission scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSH) ou du cégep, les directions réclament la fin des compressions budgétaires dans le domaine de l'éducation.

Le directeur du cégep de Saint-Hyacinthe, Roger Sylvestre, rappelle que les établissements collégiaux ont vu leur budget sabré depuis les quatre dernières années, en plus de ne pas recevoir des augmentations budgétaires minimes. « Lorsque l'augmentation versée par le gouvernement ne couvre pas les ajustements au sein de la masse salariale du cégep, il s'agit d'une forme de compression », martèle M. Sylvestre. Même son de cloche du côté de la CSSH. « Les compressions, c'est assez pour l'avenir, sinon il nous sera de plus en plus difficile de maintenir des services aux élèves de qualité », estime le président, Richard Flibotte. Pour se plier aux exigences de la loi 100, qui réclamait une baisse de 10 % des dépenses de nature administrative dans les commissions scolaires, M. Flibotte souligne que son organisation s'est imposé un plan de redressement de 1,6 M$ pour l'année en cours et devra y rajouter 800 000 $ pour le budget 2014-2015. Les deux pôles d'éducation caressent aussi des projets de développement pour leurs institutions. La CSSH indique qu'il sera primordial que le prochain député réactive le dossier de l'acquisition des locaux d'enseignement au Séminaire de Saint-Hyacinthe, « un projet qui allait bon train jusqu'au déclenchement des élections ». Pour sa part, Roger Sylvestre aimerait depuis longtemps voir naître un campus à Saint-Hyacinthe afin que davantage de jeunes professionnels élisent domicile dans la région après leurs études. Il déplore aussi qu'au terme du débat des chefs présenté le 20 mars, aucun leader politique n'ait prononcé les mots cégep, université ou études supérieures. « Il semble que la question de l'accessibilité aux études ait été occultée. »

Complexe culturel maskoutain

Bien qu'évacuée de la campagne électorale, la culture demeure un enjeu majeur pour le prochain député de Saint-Hyacinthe en raison du projet de Complexe culturel maskoutain (CCM), qui regroupera la Médiathèque maskoutaine, le centre Expression et le Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe.

« Si l'on considère que le député aura un mandat de quatre ans, cela coïncidera avec la phase de développement et de recherche de subvention du CCM. Il sera alors très important qu’il soit d'un fervent appui à notre projet », indique Jean-Marie Pelletier, président du conseil d'administration d'Expression. Il espère aussi que les budgets alloués aux institutions muséales augmenteront enfin. « À Expression, notre situation financière est très saine, mais nous faisons des efforts constants pour améliorer les salaires des employés, malgré un budget qui stagne », fait-il remarquer. Jean-Marie Pelletier rappelle d'ailleurs que la culture est une industrie des plus rentables à la fois pour les municipalités et le gouvernement.

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