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Un pacte de 490 000 $ entre Arès et la Ville
3 avril 2014

Ancienne Goodyear
Un pacte de 490 000 $ entre Arès et la Ville

La Ville de Saint-Hyacinthe vient de s'engager à fond dans le développement de l'emplacement de l'ancienne usine Goodyear et de ses alentours en signant une entente de 490 000 $ avec Stéphane Arès, le propriétaire du site.

Il s'agit d'un accord en quatre points que le conseil municipal a approuvé lundi, en séance extraordinaire. Les élus ont ainsi acheté la paix avec ce promoteur qui avait intenté une poursuite contre la Ville devant le Tribunal administratif du Québec. Cette « entente de développement » constitue le « règlement complet et final de la réclamation », stipule la résolution que le conseil a adoptée lundi.

M. Arès exigeait le versement de 470 000 $ en compensation des pertes qu'il a subies au cours des quatre années durant lesquelles l'immeuble Goodyear a fait l'objet d'une réserve foncière. Il n'en subsiste aujourd'hui que le terrain, M. Arès ayant procédé en janvier à la démolition de ce qui restait de la manufacture originale.En échange de l'abandon des procédures, la Ville s'est engagée à lui verser un montant de 200 000 $ en guise de dédommagement, et ce règlement fait l'objet du premier élément de l'entente, a-t-on appris. En deuxième lieu, la Ville consent à retirer les constats d'infraction qu'elle avait émis contre M. Arès pour des infractions à la réglementation d'urbanisme.Le troisième point concerne la promesse de la Ville d'investir 90 000 $ dans l'élaboration d'un « plan d'aménagement d'ensemble » visant tout le secteur entourant l'emplacement Goodyear, de part et d'autre des voies ferrées du CN et de la gare. La confection de ce plan est vraisemblablement liée au projet de la gare intermodale et du train de banlieue. Ce plan traiterait d'éléments tels la densification à donner au secteur, les types de bâtiments et de logements à construire, l'architecture, le stationnement.Enfin, avec la mise en oeuvre du plan d'aménagement d'ensemble, la Ville s'engage à investir au moins 200 000 $ dans l'implantation d’infrastructures municipales qui confèreront au secteur un cachet particulier.Joint par LE COURRIER, Stéphane Arès s'est dit heureux de l'entente intervenue avec la Ville, mais il n'a pas voulu commenter davantage en raison d’une clause de confidentialité valide pour sept jours que les représentants de la Ville lui ont fait signer, a-t-il révélé.

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