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Le plan de sécurité civile au banc d'essai
3 avril 2014

Simulation de fuite industrielle d'ammoniac
Le plan de sécurité civile au banc d'essai

Le nord de la ville de Saint-Hyacinthe a été le théâtre d'un véritable branle-bas de combat le 27 mars alors que les autorités municipales ont simulé une fuite industrielle d'ammoniac pour tester le plan de sécurité civile.

Vers 10 h 15, une alerte fictive pour fuite de gaz a été déclenchée à l'usine Saputo, située en bordure de l'autoroute 20. En respect des procédures de sécurité, les employés ont été évacués avant de retourner au travail quelques instants après.

Cinq minutes plus tard, les premiers pompiers sont arrivés sur les lieux, puis ils ont été rejoints par les équipes supplémentaires dans les 20 minutes suivantes. Au total, 35 sapeurs ont été déployés sur les lieux. Les ambulanciers de Dessercom et le personnel médical de l'hôpital Honoré-Mercier ont aussi participé à l'exercice en transportant et en traitant les quatre victimes-acteurs. D'après la directrice générale du CSSSRY, le déclenchement d'un code orange, c'est-à-dire l'arrivée massive de blessés à l'urgence, n'a pas influencé la qualité et la rapidité des soins offerts à la véritable clientèle. « L'urgence n'était pas au maximum de sa capacité. Si ça avait été le cas, nous avions un plan B, celui d'utiliser le centre de simulation situé au sous-sol », a indiqué Lise Pouliot. Présent au point de presse, le directeur général de la Ville de Saint-Hyacinthe, Louis Bilodeau, s'est dit satisfait du déroulement de la simulation. « Il a été démontré que nous pouvions intervenir rapidement pour prévenir les sinistres majeurs. »Il s'agissait du premier exercice du genre depuis la crise du verglas en 1998, laquelle n'avait rien de fictif. « Le volet pratique avait un peu été mis de côté depuis le verglas. Un plan comme cela demande plusieurs années de préparation. Mais, la Loi sur la sécurité civile exige que nous ayons un plan théorique, ce à quoi nous nous sommes toujours conformés », a-t-il expliqué. M. Bilodeau était incapable de chiffrer les coûts de l'opération à ce moment, mais il assure qu'ils sont peu élevés. Le bilan de la simulation n'a pas encore été dressé, mais déjà, une lacune peut être identifiée. « Le déploiement des effectifs policiers ne s'est pas fait au bon moment », a reconnu Daniel Dubois, directeur du service de sécurité incendie. En raison d'un problème de communication, la première auto-patrouille est arrivée sur les lieux du sinistre longtemps après le déclenchement de l'alarme, permettant aux automobilistes de circuler à proximité des équipes de travail. La porte-parole de la Sûreté du Québec assure toutefois que lors de l'appel initial, les policiers étaient aux points de blocage, à l'extérieur de la zone de simulation, mais qu'ils ont ensuite été libérés pour retourner à la surveillance du territoire. Pour être bien préparés aux situations d'urgence, les autorités invitent les citoyens à consulter le résumé du plan municipal de sécurité civile disponible sur le site Internet de la Ville de Saint-Hyacinthe.

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