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La vie après la politique pour Léo Bureau-Blouin
24 avril 2014

La vie après la politique pour Léo Bureau-Blouin

Le Maskoutain Léo Bureau-Blouin délaisse la politique pour se concentrer sur ses études universitaires en droit.
D'abord difficile à encaisser, la défaite du député Léo Bureau-Blouin à Laval-des-Rapides n’a pas sonné le glas de sa carrière politique. Le jeune Maskoutain profitera toutefois des quatre prochaines années pour terminer ses études avant d’envisager un retour dans l’arène publique.

« Pour le moment, ma priorité c'est de retourner aux études. Je veux profiter de ce temps-là pour aller chercher une expérience à l'extérieur de la vie politique », affirme le Maskoutain.

À 22 ans, sa feuille de route est déjà bien garnie et il compte y ajouter l’obtention d’un baccalauréat en droit de l’Université Laval, à Québec. Celui qui dit avoir brûlé quelques étapes pour son jeune âge termine présentement sa première année d’études universitaires, lesquelles seront financées, entre autres, par son indemnité de départ estimée à 35 000 $. Léo Bureau-Blouin ne compte pas verser 25 % de ce montant à des oeuvres de charité comme il l’avait fait avec son salaire de parlementaire.

Premier revers politique

Devenu le plus jeune député de l’histoire du Québec en septembre 2012, M. Bureau-Blouin aura été en poste jusqu’à ce que son siège soit ravi par le président du Parti libéral du Québec, Saul Polo.

Malgré un court règne, l’ex-leader étudiant assure prendre ce premier revers politique « en toute humilité », avec le recul. « Sur le coup, c’est très difficile. On le prend personnel et on se demande : est-ce que j’aurais pu faire mieux? Finalement, je suis vraiment satisfait de la campagne que j’ai menée à Laval », explique le Maskoutain. Il se dit aussi satisfait des décisions prises par son gouvernement durant le précédent mandat, même en ce qui a trait à l’indexation, plutôt qu’au gel, des frais de scolarité. L’ancien président de la Fédération étudiante collégiale du Québec avoue qu’il aurait aimé faire davantage de gain au niveau scolaire, « mais la politique, c’est de devoir faire des compromis », raisonne-t-il. À savoir si une lutte entre Léo Bureau-Blouin et la députée caquiste de Saint-Hyacinthe Chantal Soucy pourrait avoir lieu dans quatre ans, le jeune homme ne ferme pas complètement la porte. « Saint-Hyacinthe fait partie des possibilités et mes racines maskoutaines sont encore bien présentes, mais quatre ans, c’est long. Je n’exclus pas un retour en politique sauf que je ne suis pas pressé de revenir. »

Réinventer le PQ

La soirée électorale du 7 avril n’a pas seulement sonné la défaite de Léo Bureau-Blouin, mais aussi celle du Parti québécois (PQ).

Alors que certains candidats déchus ont rejeté la faute sur les médias, comme l’a fait l’ex-député de Saint-Hyacinthe, M. Bureau-Blouin estime que le parti n'a que lui-même à blâmer.« Les électeurs étaient déçus et ils l’ont laissé savoir. Maintenant, le PQ doit se doter d’un programme politique plus clair. Le PQ incarne le progrès, on ne peut pas se contenter d’être un parti semblable aux autres », juge-t-il. Assurant qu’il souhaite faire partie de la solution, M. Bureau-Blouin croit que le parti doit maintenant se réinventer. « On ne peut pas parler de souveraineté de la même façon qu’en 1970. C’est à la nouvelle génération de s’approprier le projet. L’option souverainiste existe encore, mais c’est le moyen d’y arriver qu’il faut revoir. »   Il refuse aussi d’envisager la défaite du PQ comme un indicateur quant à l’avenir du Bloc québécois lors des prochaines élections fédérales. Le Maskoutain y voit plutôt une occasion de donner la possibilité au Bloc de bien représenter les intérêts du Québec à la Chambre des communes.

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