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La paix au centre des discussions à l'ESSJ
15 mai 2014

La paix au centre des discussions à l'ESSJ

Les jeunes de l'école secondaire Saint-Joseph ont été sensibilisés sur l'estime de soi et le choc post-traumatique dans un décor inspiré de l'émission « Tout le monde en parle ».
Les jeunes de l'école secondaire Saint-Joseph ont pu écouter des témoignages touchants, le vendredi 2 mai, alors qu'ils ont accueilli à l'école quelques personnalités dans le cadre de la Semaine de la paix.

Le tout a été présenté sous la forme de la populaire émission « Tout le monde en parle ».

Les étudiants ont pu écouter l'actrice et doubleuse Catherine Brunet, l'évêque de Saint-Hyacinthe Mgr François Lapierre, le capitaine de l'armée à la retraite, Patrick St-Vincent, les Méganticoises Karine Blanchette et Maude Verreault et finalement l'acteur Lou-Pascal Tremblay. Catherine Brunet, qui est aussi la porte-parole d'Anorexie et boulimie Québec, a tout d'abord sensibilisé les jeunes à l'importance de bien se sentir dans sa peau, malgré toutes les remises en questions qu'ils peuvent avoir durant l'adolescence.« Comment être en paix? En s'acceptant comme nous sommes. C'est niaiseux, mais ce n'est pas la fin du monde, en fin de compte, l'apparence ne sert à rien. Il faut plutôt miser sur d'autres qualités », a tenu à souligner l'actrice aux jeunes.Elle avoue cependant elle-même qu'elle a souvent eu des questionnements sur son apparence, surtout dans le milieu dans lequel elle évolue, mais que c'est maintenant chose du passé.Pour elle, la clé est vraiment l'estime de soi. « L'estime de soi, ce n’est pas évident à construire. Elle se bâtit avec des proches qui nous font sentir bien. Il faut apprendre à s'aimer soi-même avant et son corps par la suite », précise-t-elle.De son côté, l'acteur Lou-Pascal Tremblay croit qu'il ne faut pas que les jeunes hésitent à se définir et à affirmer qu'ils sont beaux. « C'est rendu que nous n'avons pas le droit de montrer que l'on s'aime sans avoir l'air de quelqu'un avec une tête enflée. Ça ne devrait pas être comme ça », exprime celui qui était le préféré des jeunes étudiantes présentes à l'école Saint-Joseph.

La paix avec une expérience traumatisante

Les élèves de l'école ont également eu la chance d'entendre des témoignages sur la façon de retrouver un semblant de paix avec soi-même après avoir vécu une expérience traumatisante.

Karine Blanchette et Maude Verreault ont parlé de leur expérience à Lac-Mégantic, alors qu'un concours de circonstances a fait en sorte qu'elles s'en sortent toutes les deux dans la tragédie.Alors qu'elle prenait sa pause à l'endroit où elle travaillait, le Musi-Café, Maude a aperçu le train dérailler et elle a couru le plus vite possible pour échapper à l'explosion. De son côté, son amie Karine avait décliné l'offre de passer la voir, elle qui était trop fatiguée, ce qui s'est finalement avéré être une bonne chose. Aujourd'hui, elles sont encore dans la phase de choc post-traumatique relié à la catastrophe. « Nous ne sommes pas encore en paix, mais nous acceptons ce qui s'est passé », confie Maude, encore émotive.Aujourd'hui, le décor les fait toujours souffrir et un sentiment de culpabilité les envahit, surtout lorsqu'elles croisent un proche d'une des victimes.Pour sa part, le capitaine militaire à la retraite, Patrick St-Vincent, a également pris la parole devant la foule. Il vient aujourd'hui en aide aux soldats en détresse psychologique. « Un ancien militaire ne crie jamais à l'aide. C'est quelqu'un qui est habitué d'être en contrôle sur ce qui se passe. Mon rôle, c'est d'être le miroir qui lui permettra de se voir lui-même dans l'épreuve difficile qu'il vit », explique M. St-Vincent.Selon lui, 90 % des gens vont faire face un jour ou l'autre à une expérience traumatisante. Les victimes ne réagiront pas toutes de la même façon, l'important c'est de consulter si on ne se sent pas tout à fait bien.

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