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Un Maskoutain se bat pour obtenir la garde de son fils
22 mai 2014

Emmené au Venezuela par sa mère
Un Maskoutain se bat pour obtenir la garde de son fils

Depuis deux ans, Steve Choquette n'a eu que quelques contacts par web caméra avec son fils, emmené sans son consentement au Venezuela par la mère de l'enfant.
L'entraîneur de l'école de boxe les Apprentis Champions, Steve Choquette, n'a pas vu son fils Benjamin Ryan depuis deux ans, à l'exception de quelques contacts par web caméra. Refusant de perdre espoir, il tente de faire reconnaître ses droits parentaux afin d'obtenir la garde de l'enfant, qui vit au Venezuela avec sa mère.

Steve Choquette a rencontré Carmen Cristina Yepez Hernandez lors d'un voyage en République dominicaine en 2009 et ils ont célébré leur mariage en août 2010 au Venezuela, pays d'origine de la femme.

Peu après, Mme Yepez est tombée enceinte et Benjamin Ryan a vu le jour en septembre 2011. La situation a dégénéré alors que le poupon n'avait que sept mois et que, prétextant la vente de sa voiture, Carmen Yepez est retournée dans son pays avec l'enfant pour ne plus jamais en revenir. Elle avait cependant obtenu son statut de résidente permanente du Canada quelques mois plus tôt. « Quelques jours après son départ, je n'avais toujours pas eu de ses nouvelles. Je m'inquiétais, car je croyais qu'il lui était arrivé quelque chose. C'est une de ses amies qui m'a mis la puce à l'oreille en me disant que Carmen n'avait pas vraiment aimé la vie au Canada et qu'elle ne comptait pas revenir », raconte M. Choquette. L'émission de journalisme d'enquête JE a diffusé un reportage sur la situation de Steve Choquette plus tôt cette année. Cette diffusion n'a toutefois pas permis au dossier d'évoluer dans la direction souhaitée, mis à part les nombreux appels d'encouragement reçus par l'entraîneur de boxe. Cela fait maintenant deux ans qu'il n'a pas vu son fils et sa tentative de faire reconnaître le départ inopiné de sa femme comme un enlèvement d'enfant a échoué. Un juge vénézuélien a statué que dans le cas de Steve Choquette, le traité de La Haye, qui oblige à retourner dans son pays de résidence habituel un enfant enlevé, ne s'appliquait pas puisque le Venezuela était le pays d'origine de Benjamin Ryan. Bien que ce dernier soit né à Caracas, Steve Choquette assure qu'il avait été convenu que sa femme s'établirait au Canada avec lui. « Elle avait obtenu sa résidence permanente, en plus de recevoir des prestations du gouvernement et d'avoir un compte de banque ici. Elle n'était pas seulement de passage », s'insurge-t-il. Le Maskoutain se bat maintenant avec son avocate afin de faire valoir ses droits en tant que parent et obtenir la garde de l'enfant. Un souper-bénéfice spaghetti visant à défrayer les frais d'avocat de Steve Choquette aura lieu le 30 mai au Restaurant Lussier, à Saint-Hyacinthe. Les billets pour cette soirée nommée « Rapatrions Benjamin Ryan » sont disponibles au coût de 20 $ chacun et peuvent être obtenus en composant le 450 250-2693.

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