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La démolition a commencé
3 juillet 2014

Hôtel des Seigneurs
La démolition a commencé

Depuis la semaine dernière, l'ancienne partie de l'Hôtel des Seigneurs croule sous le pic des démolisseurs, un spectacle auquel assiste les employés en grève de cet ex-complexe hôtelier.

Lors du passage du COURRIER sur la rue Johnson, une trentaine d'employés étaient réunis et certains affirmaient avoir passé la journée à observer le travail des équipes de démolition.

En grève depuis plus d'un an et demi, les syndiqués rencontrés voyaient d'un bon oeil ces travaux qui réduiront à néant la partie de l'hôtel datant de 1974. On y retrouvait, entre autres, l'ancienne réception, la piscine intérieure et le restaurant Les quatre saisons. « Cette section coulait de partout. Il y avait des infiltrations dans les chambres et dans la cuisine », a exprimé un employé. « Si ça prend ça [la démolition] pour qu'on rentre [au travail]... », a laissé tomber une collègue. Une autre employée a ajouté avoir elle aussi bon espoir de retourner au travail sous peu. Pour cette dame, l'acquisition de l'Hôtel des Seigneurs par des Québécois, à savoir l'homme d'affaires Marc Bibeau et sa famille, pourrait permettre un dénouement heureux dans ce conflit de travail. Elle estime que M. Bibeau sera peut-être plus enclin à négocier que l'ancien propriétaire Silverbirch, établi à Vancouver. Les travaux de démolition devraient se terminer au cours de l'été et cèderont le pas à un projet commercial de 10 M$ comprenant une tour de bureaux de six étages ainsi que 50 000 pi. ca. d'espaces commerciaux. La construction de ce nouveau complexe s'achèvera en 2015.

Reprises des négociations

D'après les employés rencontrés sur place, les négociations entre la CSN et Marc Bibeau auraient repris vendredi dernier.

Le président du syndicat local, Robin St-Pierre, a toutefois refusé de répondre aux questions du COURRIER, à savoir si les parties relanceraient les discussions sous peu.M. St-Pierre s'est contenté d'un laconique « je n'ai pas de commentaires » lorsque joint au téléphone. Même son de cloche du côté des nouveaux propriétaires. « La politique de l'entreprise est de ne pas commenter le contenu ou le déroulement des pourparlers », a mentionné Sphère Communication, l'agence de relation publique engagée par la famille Bibeau. La dernière rencontre entre le syndicat et l'actuel propriétaire, tenue à la fin mai, s'était soldée par un cul-de-sac lorsque les employés avaient refusé de retirer les collants de grève entourant le site de l'hôtel.

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