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La rue Sainte-Anne y passe
1 janvier 2015

Horodateurs
La rue Sainte-Anne y passe

Photo François Larivière | Le Courrier ©
Le conseil municipal vient de mettre un terme aux discussions sur la phase II d’implantation des horodateurs en conservant quasi intégralement le projet révisé qui avait été présenté à la fin d’octobre.

Le règlement encadrant cette phase II a été adopté à la séance du 15 décembre, mais sans l’accord des conseillers Sylvie Adam et David Bousquet, qui ont voté contre cette décision.

D’après les plans accompagnant le règlement, aucun gain n’a été réalisé par les citoyens contestataires dans ce dossier. En ce qui concerne la portion nord de l’avenue Sainte-Anne, ce serait même plutôt le contraire. Au lieu de 115 cases, ce sont 123 cases marquées en rouge qui apparaissent sur le plan que la Ville a transmis au COURRIER, entre la rue Morison et le boulevard Laframboise. Ce sont celles, qui, théoriquement, seront contrôlées par des horodateurs à compter du 12 janvier.

Mais selon Patrick Cordeau, du magasin Raoul Chagnon, ce sont 111 cases payantes et deux espaces de stationnement de 10 minutes qui borderont ce long segment de la rue Sainte-Anne, d’après le projet qui lui avait été présenté à la Ville.

Quoi qu’il en soit, lui qui a déposé au conseil municipal une pétition comportant 1 800 noms de citoyens opposés aux horodateurs - de son côté, Marc Bouchard en a ajouté près de 600 avec sa pétition en ligne - n’est pas très heureux de la tournure des événements. Il considère que les commerçants de la rue Sainte-Anne et leurs clients sont victimes du manque d’écoute des dirigeants municipaux dans ce dossier.

« La première fois que je suis allé au conseil, le maire Corbeil m’avait dit qu’il n’y avait pas de presse et qu’on aurait le temps de discuter. La semaine d’après, ils traçaient les lignes dans la rue. On pensait qu’on pourrait prendre le temps de regarder tout ça, mais ça à l’air que du temps, il n’y en a pas. J’essaie de comprendre pourquoi on veut nous nuire, mais je ne comprends toujours pas », déplore-t-il.

M. Cordeau a révélé que les marchands étaient même prêts à se cotiser pour que leur secteur échappe aux horodateurs. « Ici, la Ville pense faire 1 000 $ par case par année. Nous, on leur a proposé de payer 80 000 $ pour qu’on nous foute la paix avec les horodateurs, mais ça n’a pas été examiné. Je ne pense pas que c’était une si mauvaise idée que ça. »

Il a ajouté que les commerçants de l’avenue Sainte-Anne avaient obtenu une lettre d’appui de la Chambre de commerce pour que leur rue soit considérée comme un axe commercial majeur, au même titre que la rue des Cascades, où le stationnement est gratuit durant des périodes limitées. « Mais je vois que la lettre de la Chambre n’a pas eu beaucoup d’effet. »

Outre la rue Sainte-Anne, trois autres secteurs sont visés par la phase II d’implantation des horodateurs. Au centre-ville, 75 cases payantes seront ajoutées, comme annoncé en octobre. Elles se trouveront dans les avenues Saint-Dominique (18), de l’Hôtel-Dieu (14), Saint-Joseph (7), Sainte-Anne (8), Saint-François (3), Sainte-Marie (9), Mondor (2), de l’Hôtel-de-Ville (7) et dans les rues Girouard (5) et Saint-Antoine (2). Dans la rue Dessaulles, 55 cases payantes seront créées le long du segment compris entre l’avenue Raymond et le boulevard Choquette, tandis que sur la rue Johnson Est, on en retrouvera 14 devant l’hôtel Le Dauphin.

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