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Entente hors cour entre une Maskoutaine et l’Hôpital Honoré-Mercier
8 janvier 2015

Une bactérie lui a fait perdre l’usage d’un bras
Entente hors cour entre une Maskoutaine et l’Hôpital Honoré-Mercier

La Maskoutaine Martine Robineau, qui a contracté une grave infection après une opération en 2009, vient de conclure une entente hors cour avec l’Hôpital Honoré-Mercier.   Photothèque | Le Courrier ©
La Maskoutaine Martine Robineau peut enfin tourner la page sur l’opération chirurgicale l’ayant rendue invalide cinq ans plus tôt puisqu’elle vient de conclure une entente hors cour avec l’Hôpital Honoré-Mercier de Saint-Hyacinthe.

Mme Robineau réclamait 830 000 $ au Centre de santé et de services sociaux Richelieu-Yamaska.

Le montant du règlement hors cour, conclu au début décembre après plus de trois années de démarches judiciaires, n’a pas été divulgué.

La dame a toutefois indiqué au Journal de Montréal qu’elle aurait préféré obtenir la somme demandée. « Je devrai vivre avec les conséquences de cette opération qui a mal tourné pour le reste de mes jours », s’est-elle désolée en entrevue avec le quotidien.

Chute et complications

Après avoir chuté en promenant son chien, Martine Robineau a été opérée en juin 2009 pour une fracture de l’humérus gauche à l’Hôpital Honoré-Mercier.

Quelques jours après l’intervention chirurgicale, la dame a remarqué une inflammation aux abords de la plaie ainsi que l’apparition de fièvre.

Au terme d’une seconde opération, les médecins ont constaté la présence de la bactérie Clostridium perfringens, souvent associée aux cas de gangrène. En raison de l’infection, la quinquagénaire a perdu 80 % de l’usage de son bras gauche, l’obligeant par le fait même à tirer un trait sur sa carrière de technicienne en génie civil.

L’établissement de santé a toujours affirmé que la bactérie provenait du sol où Mme Robineau a chuté, alors que cette dernière affirmait que la chute n’avait pas provoqué de plaies ouvertes ou d’égratignures. Elle soutenait qu’il s’agissait d’une infection nosocomiale.

L’avocat de Martine Robineau a précisé que les négociations s’étaient déroulées avec beaucoup de respect et que sa cliente pouvait désormais concentrer ses énergies sur d’autres projets.

Mme Robineau n’a pas répondu à la demande d’entrevue du COURRIER.

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