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Des proches se souviennent
8 janvier 2015

Décès de Germain Larivière
Des proches se souviennent

De nombreux proches et amis sont venus saluer une dernière fois la mémoire de Germain Larivière, lors des funérailles qui étaient célébrées à l’église Assomption-de-Notre-Dame dans le secteur Sainte-Rosalie. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©
Luc Houle fut responsable de l’administration et des finances chez Germain Larivière pendant 35 ans. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©
Le président de Dutailier, Fernand Fontaine. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©
L’ex-animateur radio et directeur général de la Fondation Aline-Letendre, Roger Duceppe. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©
Bâtisseur, innovateur, généreux et honnête sont les qualificatifs utilisés par ceux qui ont côtoyé de près Germain Larivière, pour décrire le détaillant de meubles maskoutain qui s’est éteint subitement à l’âge de 88 ans.

« C’était un grand bâtisseur. Il a créé son entreprise en partant de rien. Aujourd’hui, Germain Larivière est un phare au Québec dans le secteur du commerce de détail. Son décès est une perte importante pour cette industrie », estime son ami Fernand Fontaine, président de Dutailier.

Cette entreprise de Saint-Pie est spécialisée principalement dans la fabrication de chaises oscillantes en bois. « Germain Larivière est l’un de nos meilleurs clients. De 1985 à 1995, nous réalisions pour près d’un million de dollars de ventes par année avec ce client », souligne ce fournisseur régional.

M. Fontaine se souvient que jusqu’à l’âge de 85 ans, Germain Larivière jouait encore au golf une à deux fois par semaine.

Le propriétaire de la quincaillerie Rona, André H. Gagnon a failli être partenaire d’affaires de Germain Larivière.

« Je lui avais proposé à l’époque de bâtir ensemble un magasin à l’emplacement actuel de la pharmacie Pharmaprix. Une partie aurait été destinée à la quincaillerie et une seconde pour les meubles. Ce projet ne s’est pas concrétisé puisqu’au même moment Germain investissait à Sainte-Rosalie », se souvient M. Gagnon.

Celui-ci conservera le souvenir d’une personne qui a toujours innové en restant proche de sa clientèle.

Présent aux funérailles, l’éditeur du COURRIER, Benoit Chartier, a aussi fait l’éloge du disparu, un fidèle annonceur de longue date.

« M. Larivière était un modèle, rien de moins, un travailleur acharné qui a su fonder une belle grande famille et une grande entreprise familiale aux dimensions humaines, tout en demeurant sensible aux besoins de sa communauté. Au niveau des affaires, il n’a jamais eu peur de prendre sa place, d’innover et de bousculer les plus gros joueurs de son industrie, c’est assez inspirant et exceptionnel comme parcours. »

Fondation Aline-Letendre

Au cours de sa vie, Germain Larivière joua aussi un rôle de premier plan auprès de la Fondation Aline-Letendre dont la mission est de rehausser la qualité de vie des résidents de l’Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe.

Cette année se tiendra d’ailleurs la 10e édition de la Journée de golf Germain Larivière dont la précédente édition avait permis d’amasser près de 40 000 $.

« J’ai connu Germain au début des années 60, se remémore l’ex-animateur de radio Roger Duceppe. Lorsque je suis devenu directeur général de la Fondation Aline-Letendre en 1989, c’est la première personne vers laquelle je me suis tourné. »

Lors de la restauration de la chapelle de l’Hôtel-Dieu, M. Larivière avait contribué en offrant le tapis.

« Comme sa mère est décédée à l’Hôtel-Dieu, Germain Larivière était attaché à cette institution. La communauté maskoutaine perd un grand philanthrope », se désole M. Duceppe.

Maire du Village de Sainte-Rosalie de 1988 à 2001, Léon Plante ne conserve que de bons souvenirs de Germain Larivière.

« C’était un homme extraordinaire. Il a mis Sainte-Rosalie sur la map », indique avec fierté, celui qui fut conseiller municipal à Saint-Hyacinthe jusqu’en 2009.

Luc Houle a lui aussi très bien connu Germain Larivière pour avoir été responsable de l’administration et des finances du magasin de 1970 à 2005.

« M. Larivière avait la vocation des affaires. C’était un homme droit, honnête et responsable. Il n’était pas un patron qui commandait, mais qui demandait les choses et obtenait des résultats. Je perds un grand ami », mentionne M. Houle.

Des onze employés en 1970, Meubles Germain Larivière comptait environ 150 personnes en 2005. Au magasin du secteur Sainte-Rosalie s’est ajouté celui de Laval et de Brossard au cours des dernières années.

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