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Une formation pour les producteurs agricoles à l'immeuble Bonin
20 février 2014

Transfert technologique en provenance de la France
Une formation pour les producteurs agricoles à l'immeuble Bonin

Grâce à la visite de deux spécialistes français, une formation sur l'autoconstruction d'équipements pour les planches permanentes a eu lieu du 27 au 31 janvier, à l'immeuble Bonin d'Acton Vale.
Le concept des planches permanentes, une technologie qui a fait ses preuves en France, est encore méconnu au Québec.

Sous la supervision de l'École professionnelle de Saint-Hyacinthe (EPSH), l'immeuble Bonin d'Acton Vale a reçu 15 producteurs agricoles afin de leur donner une formation sur l'autoconstruction d'équipements reliés à ces planches.

De concert avec Agriformation et ADABio Autoconstruction, de France, la formation avait pour but le transfert technologique en planches permanentes. Cette technique de conservation du sol consiste à concevoir des buttes de terre généralement surélevées sur lesquelles on établit les cultures. Elle permet de réduire la compaction du sol et l'érosion de l'eau, en plus de favoriser l'activité biologique.Deux enseignants français, soit Joseph Templier et Joël Taupin, d'ABABio Autoconstruction, ont ainsi partagé leurs connaissances sur le vibroplanche, un outil de travail qui gagne en popularité auprès des producteurs maraîchers biologiques français. « Nous avons débuté nos démarches il y a deux ans. On a travaillé très fort afin d'amasser les fonds nécessaires. Je suis heureuse de constater qu'il y a un engouement au Québec pour cette technologie », mentionne Mélanie Hamel, répondante en formation agricole pour Agriformation.com.Alain Robitaille, enseignant en production horticole à l'EPSH, se montre également ravi de pouvoir accueillir ces spécialistes français. Ils construiront d'ailleurs deux autres machines, soit le cultibutte et la buteuse à planche. « Nous ferons des essais de culture dans nos jardins à Saint-Hyacinthe afin de savoir comment appliquer la technique des planches permanentes. D'autres formations sur l'autoconstruction de machines sont prévues à Acton Vale. C'est un beau défi, qui nous relevons, mais ça s'annonce très bien», indique-t-il.Joseph Templier croit que le transfert technologique est une voie à explorer davantage en production agricole.« Il faut créer une dynamique collective. Le fait de partager des informations donne beaucoup plus de résultats que si on travaillait chacun dans notre coin », allègue-t-il.

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