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Une implantation qui sème la discorde
24 janvier 2013

Maison de répit pour agriculteurs à Saint-Hyacinthe
Une implantation qui sème la discorde

Si le projet d'ouvrir une maison de répit pour agriculteurs à Saint-Hyacinthe est applaudi par le milieu agricole, son implantation prévue ces prochains mois dans un quartier résidentiel est loin de faire l'unanimité.

L'organisme Au Coeur des Familles Agricoles (ACFA) est sur le point d'officialiser l'achat de la résidence du docteur Gérard Barnabé, un pédiatre aujourd'hui retraité, qui accueillera des agriculteurs vivant une situation de détresse.

Pour financer cette acquisition et permettre les aménagements nécessaires, l'ACFA avait lancé en septembre 2011 une campagne de financement en vue d'amasser 700 000 $. Un objectif largement dépassé puisque l'organisme a dévoilé lors du Salon de l'agriculture de Saint-Hyacinthe, avoir recueilli la somme de 748 600 $.Au total, presque 300 partenaires se sont impliqués sous la forme de dons en argent ou en services pour permettre à cet ambitieux projet de se concrétiser.

Voisins opposés

Résidant de la rue Benoit, Louis Lévesque et d'autres voisins sont en désaccord avec l'implantation d'une maison de répit au coeur de leur quartier.

« Cette venue nous laisse perplexe. Sur la rue Benoit, il y a dix maisons et vingt enfants. Nous demeurons dans un quartier archi résidentiel et sans circulation prévu pour des familles et non pour une maison de répit », estime M. Lévesque. Celui-ci s'est informé auprès de la Ville qui lui a répondu que le zonage de son quartier est résidentiel, mais permet un usage communautaire.« Pour le moment, cela demeure une réflexion personnelle et aucune démarche n'a été entreprise. Nous allons explorer les avenues possibles... », mentionne ce citoyen qui occupe le poste de directeur administratif au Séminaire de Saint-Hyacinthe.

Réunion d'information

Avant de poursuivre le processus d'achat de la vaste bâtisse de la rue Benoit, l'ACFA avait tenu en janvier une réunion d'information.

« Pour expliquer notre démarche, nous avions invité 50 personnes qui résident dans le quartier. Seulement six sont venues nous rencontrer », regrette Jean-Claude Poissant, président d'ACFA.M. Poissant dit craindre le dépôt d'une pétition demandant le changement de zonage de l'immeuble concerné. « Nous souhaitons acquérir cette maison parce que ce quartier est tranquille. Nous voulons développer des relations de bon voisinage. Un comité de liaison sera créé pour analyser les éventuels irritants », rassure M. Poissant.La maison de répit pourra héberger et nourrir gratuitement de trois à quatre personnes (ou deux couples) pour un séjour d'une durée maximale d'une semaine. Les bureaux de l'organisme communautaire situés à Marieville déménageront dans la future bâtisse. Un intervenant occupera la maison 24 heures sur 24. Lors de ce court séjour de repos, l'ACFA trouvera une relève permettant la continuité des activités de l'entreprise de l'agriculteur pris en charge.LE COURRIER a contacté d'autres résidents réfractaires au projet qui ont préféré réserver leurs commentaires.

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