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Un mentor, ça rassure!
1 septembre 2011

Émilie-Claude Picinbono et Marielle Robert
Un mentor, ça rassure!

Marielle Robert, présidente et fondatrice de POMAGI, en compagnie de son mentor, Émilie-Claude Picinbono.
Se lancer en affaires pour la première fois, c’est une expérience périlleuse et exaltante à la fois. Souvent aidé par ses proches, on se sent stimulé, prêt à affronter les pires déconvenues ou à célébrer la moindre petite victoire. Mais, quand le doute s’installe et que tous les bons mots de ceux qui nous aiment ne suffisent plus à nous rassurer, le point de vue d’un mentor, une personne qui n’est pas sentimentalement impliquée avec soi, peut faire toute la différence.

C’est ce qu’a constaté Marielle Robert, présidente et fondatrice de POMAGI, une entreprise maskoutaine spécialisée dans la fabrication de produits dermocosmétiques pour les particuliers et les massothérapeutes. Son mentor, c’est Émilie-Claude Picinbono, qui a travaillé pendant 35 ans auprès des personnes handicapées, veillant notamment à leur insertion en milieu de travail.

« Pouvoir compter sur une opinion externe, sans implication émotive, c’est important, affirme Mme Robert. Dans mon cas, la présence d’Émilie a été capitale à bien des étapes. En fait, si je n’avais pas eu de mentor, je crois qu’à un certain moment donné, j’aurais tout lâché. Grâce à son expérience, elle peut me rassurer et me convaincre de ne pas paniquer devant les difficultés. Elle connaît bien le monde des affaires et la mentalité qui y règne, et cela m’est très utile. »« J’ai vu beaucoup de gens se lancer en affaires dans le cadre de ma pratique. Ça prend du courage et de la patience. Ça ne se fait pas en claquant des doigts. Si on démarre trop vite, on se casse la figure », soutient Mme Picinbono.

Une confiance mutuelle

C’est au CLD Les Maskoutains que toutes deux ont entendu parler de mentorat la première fois. Nathalie Delorme, agente de développement entrepreneurial, avait identifié les deux femmes comme un duo mentor/mentorée potentiellement intéressant. Elle avait vu juste.

« Chacune a ses forces et une belle complicité nous unit. On peut prendre du temps pour placoter un peu, mais quand vient le temps de travailler et de se fixer des objectifs, c’est du sérieux », avoue Mme Robert.« Pour moi, ce qui compte, c’est que je ne dois pas avoir l’impression de perdre mon temps, affirme Mme Picinbono, aujourd’hui à la retraite. Quand on parle boulot, on parle boulot! »Au début du processus, les deux femmes se rencontraient une fois par mois. Actuellement, elles se voient moins fréquemment, soit aux sept semaines environ, mais Marielle Robert s’en réjouit, car cela lui laisse le temps de faire ses devoirs! « Quand j’ai une bonne nouvelle, je m’empresse de lui téléphoner », dit la jeune entrepreneure.Avec sa récente gamme de produits pour les massothérapeutes, Mme Robert a réussi à attirer l’attention du centre de physiothérapie du Centre hospitalier Honoré-Mercier qui utilise dorénavant ses huiles, crèmes et gels pour les soins thérapeutiques offerts aux patients. « Constater que Marielle est rendue là, c’est du bonbon pour moi, s’enthousiasme Mme Picinbono. Je suis là pour les bonnes nouvelles, mais elle sait aussi que je suis là quand ça va moins bien. »Pouvoir tout se dire, avoir une confiance totale en l’autre et partager une même vision sont les ingrédients essentiels d’une collaboration mentor/mentorée fructueuse, affirment les deux femmes, devenues des complices.

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