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Ultramar ne modifiera pas son tracé
1 septembre 2011

Pipeline Saint-Laurent
Ultramar ne modifiera pas son tracé

Malgré les pressions exercées par un groupe d'autochtones pour s'opposer au passage du pipeline d'Ultramar sur le terrain d'un agriculteur à Sainte-Rosalie, la direction du géant pétrolier a confirmé au COURRIER que le tracé initial ne sera pas modifié d'un pouce.

Depuis bientôt un mois, des autochtones ont élu domicile sur la terre agricole de Martin Scott qui s'oppose farouchement au passage d'un oléoduc sur une petite parcelle de sa propriété.

Silencieuse depuis plusieurs semaines face à l'implication des Amérindiens, la direction d'Ultramar affirme aujourd'hui qu'il est hors de question de reconsidérer le tracé d'origine.« Contourner le terrain de M. Scott est impossible. Nous avons fait tout ce que nous pouvions pour éloigner la conduite des installations situées sur sa propriété. Nous avons obtenu les autorisations de toutes les instances et nous possédons tous les permis, certificats et décrets. Notre tracé est définitif », assure Michel Martin, directeur des Affaires publiques et gouvernementales chez Ultramar. « Depuis le début du projet, nous avons essayé de discuter avec M. Scott. Nous sommes disposés à nous asseoir avec lui pour regarder ensemble quelle compensation financière nous pourrions lui verser pour traverser son terrain. Le dossier n'est pas encore clos », poursuit-il.Concernant les revendications des autochtones en matière de terre ancestrale, la direction d'Ultramar refuse d'entrer dans la danse. « Nous n'interviendrons pas dans des considérations qui touchent des revendications des Premières Nations. Dans ce dossier, c'est le rôle des deux paliers gouvernementaux de gérer cette question et de trancher », considère M. Martin.Le campement dressé par les autochtones à quelques mètres de l'emplacement du futur pipeline ne compromet pas pour l'instant l'échéancier de construction dans ce secteur. « Chez M. Scott, les travaux sont rendus aux abords de la rivière Yamaska. Les traversées de rivière se feront plus tard dans la saison », précise le porte-parole d'Ultramar.

Dissidence chez les Warriors

Début août, des Warriors Mohawks provenant principalement des États-Unis avaient hissé leurs couleurs sur le terrain de Martin Scott. Un renfort plutôt musclé considérant les faits d'armes de cette branche de Mohawks lors de la crise d'Oka en 1990.

Pourtant, l'implication de ces « guerriers » dans la partie de bras de fer qui oppose des « autochtones » à la pétrolière ne concerne nullement ceux de la Mohawk Warrior Society de Kahnawake. Ce groupe se dissocie complètement de la prise de position des quelques Warriors installés à Sainte-Rosalie.

« La Mohawk Warrior Society de Kahnawake n'est pas impliquée dans le dossier du pipeline d'Ultramar », a confirmé en entrevue au COURRIER, Brian Deer, chef traditionnel de la Warrior Society de Kahnawake. Informé de l'implication d'autres Warriors dans le dossier d'Ultramar, M. Deer ne semblait pas prêt à impliquer ses troupes dans cette affaire.

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