« Une analyse sérieuse, mais partielle » | Le Courrier
Affaires
Le doyen des journaux français d'Amérique
Saint-Hyacinthe
AccueilimageAffairesimageÉconomieimage
« Une analyse sérieuse, mais partielle »
6 mars 2014

Gouvernance du CLD et de la Cité
« Une analyse sérieuse, mais partielle »

Deux spectateurs attentifs du point de presse commun de la Ville, du CLD et de la Cité de la biotechnologie: Mario De Tilly, directeur général du CLD, en compagnie de Gabriel Michaud, directeur général de la MRC.
Lors d'une conférence de presse organisée par la Ville de Saint-Hyacinthe, les présidents par intérim du Centre local de développement (CLD) Les Maskoutains et de la Cité de la biotechnologie, agroalimentaire, vétérinaire et agroenvironnementale se sont engagés à « revoir certaines règles de gouvernance » de leurs organismes respectifs.

En 2012, le CLD Les Maskoutains avait mandaté l'Institut sur la gouvernance des organisations publiques et privées (IGOPP) pour étudier les structures et les pratiques de cet organisme qui reçoit plus d'un million de dollars par année de la MRC des Maskoutains.

La présidente par intérim du CLD, Francine Morin a admis que l'examen effectué par l'IGOPP fut partiel puisqu'il se limitait à l'analyse du fonctionnement du conseil d'administration. « C'est une analyse sérieuse, mais partielle, oui, on peut dire ça », a répondu Mme Morin lorsque questionnée plus à fond sur la portée du travail effectué par l'IGOPP.Cette étude ne s'est donc pas intéressée aux règles de gouvernance comme l'approbation des comptes de dépenses et la reddition de comptes.« Nous allons nous pencher sur les autres aspects (de la gouvernance). Le travail n'est pas terminé », a assuré Mme Morin qui est également préfet de la MRC.Même si la direction du CLD s'est engagée en novembre à rendre public le rapport commandé à l'IGOPP, seule la conclusion du président de cet institut, Michel Nadeau fut dévoilée. « Il n'y a pas de problèmes majeurs, mais plutôt une volonté des administrateurs d'apporter des changements », aurait conclu M. Nadeau au sujet du fonctionnement du conseil d'administration du CLD.« Il n'y a ni scandale, ni squelettes dans le placard indique le rapport de l'IGOPP », a lancé André Barnabé, président par intérim de la Cité de la biotechnologie.

Avis juridiques

La Ville et Cité de la biotechnologie ont toutes deux demandé un avis juridique pour statuer sur le caractère privé ou public de la Cité de la biotechnologie.

En janvier, la Ville avait mandaté le cabinet d'avocats montréalais Dufresne-Hébert-Comeau pour obtenir une opinion indépendante sur la question. Déposé récemment, l'avis juridique est actuellement entre les mains du service juridique de la Ville. Impossible de savoir si cet avis sera rendu public.La Cité de la biotechnologie a elle aussi procédé à un exercice similaire. Apostrophé sur le sujet, André Barnabé a indiqué que l'avis juridique demandé par l'organisme apparenté qu'il préside a conclu que la Cité est une corporation privée. Selon lui, seul le principal bailleur de fonds de la Cité, en l'occurrence la Ville, a accès aux états financiers. « Je n'ai jamais dit qu'une société privée n'avait de compte à rendre à personne », s'est défendu M. Barnabé.Quant à savoir ce qu'il arriverait si l'avis juridique commandé par la Ville devait confirmer le caractère public et non privé de la Cité, M. Barnabé a mentionné qu'il était prématuré de répondre à cette question pour l'instant.En décembre, la MRC des Maskoutains a par ailleurs commandé un rapport à la firme Raymond Chabot Grant Thornton pour faire la lumière sur la gestion budgétaire entre le CLD et la Cité (voir autre texte).Sans intervenir, les directeurs généraux de la Ville (Louis Bilodeau), de la MRC des Maskoutains (Gabriel Michaud) et du CLD Les Maskoutains (Mario De Tilly) étaient présents à cette conférence de presse.

image