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L’ITHQ prendra le relais de Vatel au cégep
6 mars 2014

Formation en hôtellerie et restauration
L’ITHQ prendra le relais de Vatel au cégep

Le cégep de Saint-Hyacinthe délaisse la formation continue offerte par Vatel et s’associe à l’l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ) afin d’offrir deux nouveaux programmes techniques en gestion de la restauration et de l’hôtellerie.

Au terme d’une entente de sept ans avec le Groupe Vatel, qui avait mené à la création d’une filiale québécoise à Saint-Hyacinthe, le directeur du cégep, Roger Sylvestre, a choisi de ramener la formation en tourisme dans le secteur public.

« Il y avait un moment que nous poursuivions l’objectif d’offrir un programme auquel pouvaient accéder les finissants du secondaire, ce qui n’était pas possible avec Vatel puisqu’il s’agissait d’une formation continue. L’accessibilité aux études sera facilitée, car en revenant dans le giron public, il n’y aura pas de frais de formation », explique M. Sylvestre. Dans le but de permettre aux étudiants déjà inscrits de terminer leur formation, l’entente entre Synor, le centre de services-conseils aux entreprises du cégep, et le Groupe Vatel sera prolongée de trois ans. Le restaurant utilisé dans le cadre de la formation Vatel demeure en fonction et servira aux futures cohortes. Le cégep espère pouvoir compter sur l’expertise de l’ITHQ, une école phare dans l’industrie touristique, hôtelière et de la restauration, dès l’automne 2015. Les étudiants pourraient alors s’inscrire au diplôme d’études collégiales (DEC) en Gestion d’un établissement de restauration ou en Techniques de gestion hôtelière. Toutefois, l’entente de formation n’a pas encore reçu l’approbation du ministre de l’Enseignement supérieur, Pierre Duchesne. « C’est l’entente de principe qu’il était important d’annoncer, ce à quoi le ministre a donné son aval. L’entente finale sera présentée d’ici quelques mois, mais M. Duchesne souhaite que les programmes débutent à la rentrée 2015 », a précisé le député Émilien Pelletier. Les deux établissements partenaires ont établi que les cours de formation générale tels que le français ou la philosophie seraient dispensés dans les locaux du cégep, tandis que la formation spécifique serait partagée à parts égales avec l’ITHQ. La directrice générale de l’ITHQ, Lucille Daoust, ne craint pas que les déplacements vers Montréal, où est situé son établissement, découragent certains élèves. Au contraire, dit-elle, ce n’est pas un gros défi de se déplacer vers nos locaux, d’autant plus que nous avons un hôtel et des laboratoires spécialisés, surtout en restauration. Ce n’est pas la première alliance entre l’ITHQ et un cégep situé en région. Il y a cinq ans, l’établissement de Mme Daoust et le cégep Montmorency, à Laval, se sont associés pour offrir un DEC en Gestion d’un établissement de restauration.  « Ce programme fonctionne très bien et offre à la région une main-d’œuvre experte et qualifiée en restauration. Ce sera motivant pour les élèves d’ici de se dire : je peux rester dans ma région, tout en obtenant un diplôme qui portera les deux noms, ITHQ et cégep de Saint-Hyacinthe. Dans le domaine, l’ITHQ est un véritable passeport », a souligné Mme Daoust.

Axé sur le tourisme d’affaires

Les deux nouveaux programmes auront leurs couleurs bien à eux puisqu’ils seront teintés par le tourisme d’affaires et la promotion des produits régionaux.

D’après Roger Sylvestre, le tourisme hôtelier en région diffère de celui de Montréal, d’où l’intérêt de personnaliser la formation selon les besoins du milieu montérégien. Il indique qu’en région, l’hôtellerie est souvent de type familial et comprend beaucoup d’établissements classés trois ou quatre étoiles. « Nous souhaitons être un acteur actif pour la relance du tourisme d’affaires. La région a un grand besoin de main-d’œuvre pour assurer des postes de direction dans les domaines de la restauration, de l’hôtellerie et du tourisme d’affaires et les chiffres le démontrent », a avancé M. Sylvestre.

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