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Gaston Vachon a frôlé la limite permise
27 mars 2014

Dépenses électorales de novembre 2013
Gaston Vachon a frôlé la limite permise

Ce n'est pas nécessairement le candidat à la mairie qui dépense le plus dans l'espoir de se faire élire qui réussit à le faire. C'est ce qu'a appris Gaston Vachon lors des élections municipales de novembre 2013 à la Ville de Saint-Hyacinthe.

Même s'il a dépensé un maximum avec des dépenses de 21 438 $, frôlant ainsi la limite permise par à peine 23 $, M. Vachon a terminé bon deuxième derrière Claude Corbeil couronné avec une large majorité.

M. Corbeil l'avait emporté haut la main en effectuant des dépenses totalisant 16 174 $ comparativement à 12 157 $ pour Pierre Rhéaume, troisième candidat dans la course. Pour le poste de maire de Saint-Hyacinthe, la limite était fixée à 21 461 $.Après vérification de leur rapport de dépenses électorales, le candidat obtient un remboursement égal à 70 % des montants soumis via le fonds général de la municipalité. Pour être éligible à ce remboursement, le candidat devait cependant avoir récolté au moins 15 % des votes, ce que les trois candidats ont réussi à faire.Aux élections de novembre 2013, M. Vachon avait récolté 25,43 % des suffrages, comparativement à 50,92 % pour M. Corbeil et 23,65 % pour M. Rhéaume.

Plainte rejetée

Ces derniers jours auront aussi permis de connaître la conclusion d'une controverse qui a perturbé la campagne électorale de Gaston Vachon, concernant les frais engagés pour annoncer sa candidature et lancer sa campagne le 2 juillet à la salle de spectacles La Scène.

Cette dépense ne figurait pas dans la liste de dépenses qu'il a remise au Directeur général des élections (DGE) du Québec lors du dépôt de sa candidature officielle. En octobre, cela lui avait valu le dépôt d'une plainte par Kenneth Hilt, un citoyen de Saint-Hyacinthe auprès du DGE. Le plaignant estimait que cette dépense avait été faite avant que M. Vachon soit titulaire d'une autorisation du DGE qui lui fut délivrée 13 jours après cette dépense électorale.La Direction des affaires juridiques du DGE a signifié récemment dans une lettre adressée à M. Hilt, et dont nous avons obtenu copie, que sa plainte était fondée, mais qu'elle n'a pas donné lieu à une amende. « Comme il s'agissait d'une première infraction et que M. Vachon a collaboré rapidement à corriger la situation, le Directeur général des élections a privilégié une approche d'information à une approche de sanction pénale », écrit le juriste Benoit Coulombe. « Une lettre de mise en garde indiquant notamment qu'en cas de récidive, une sanction judiciaire serait appliquée a donc été transmise à M. Vachon », termine la missive adressée à M. Hilt, l'un des donateurs de la campagne de Claude Corbeil.On sait maintenant que M. Vachon a dépensé 684 $ pour la location de cette salle.

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