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Barry Callebaut augmente la cadence
26 juin 2014

Chocolat moulé
Barry Callebaut augmente la cadence

Allant sans cesse de projet en projet, l'usine de chocolat Barry Callebaut, de Saint-Hyacinthe, s'ancre toujours un peu plus solidement dans le paysage industriel maskoutain.

La nouvelle ligne de moulage qui vient d'être mise en route à la grande usine de la rue Nelson, dans le parc industriel Olivier-Chalifoux, est l'une de ces réalisations qui permettent à l'usine de Saint-Hyacinthe de se démarquer dans l'empire du fabricant suisse, né en 1996 de la fusion de Cacao Barry (France) et de la chocolaterie Callebaut (Belgique). Barry Callebaut est aujourd'hui le numéro un mondial des fournisseurs de chocolat aux confiseries et autres fabricants d'aliments chocolatés.

« Nos seuls concurrents en Amérique, ce sont les usines américaines de Barry Callebaut », a expliqué le directeur de l'usine maskoutaine, Sébastien Gilbert, durant la visite qui a marqué l'inauguration de la nouvelle ligne M7. Il s'agit d'un projet de 5 millions $ qui a permis la création d'une douzaine d'emplois, sur environ 500 au total. La lettre « M » identifie la firme européenne qui a fourni la nouvelle machinerie, tandis que le chiffre 7 indique la position que cette nouvelle ligne occupe dans l'usine.La ligne M7, la douzième à être installée, va augmenter considérablement la production de chocolat moulé. « Elle est de 40 % plus rapide que notre ligne de moulage la plus récente », a signalé M. Gilbert. Cet ajout est l'un des trois éléments du projet de 2014, lequel s'est soldé par un investissement global de 14 millions $. Un énorme silo à sucre s'est ajouté près des trois autres et la capacité de production d'une ligne de chocolat liquide créée en 2010 a été doublée, passant de 10 000 à 20 000 tonnes par an. L'investissement de 2010 s'était chiffré à 24 millions $, dont 8,1 millions $ obtenus en subvention de Québec et Ottawa. Entre 2005 et aujourd'hui, la production de l'usine a augmenté de 60 %, et elle pourra grossir encore puisque la moitié de ses 400 000 pieds carrés sont des aires d'entreposage utilisables à cette fin. Cette production s'établit maintenant à 180 000 tonnes de chocolat liquide par an, du chocolat noir surtout (82 % de la production) dont une partie est employée dans la fabrication du chocolat moulé.L'usine s'approvisionne en fèves de cacao auprès de pays africains, le Ghana notamment. Chaque jour, ce sont pas moins de 200 tonnes de fèves qui sont acheminées à l'usine à partir du port de Montréal. En Afrique, les fèves de cacao sont séchées au soleil à même le sol, avec des feuilles de bananier par dessus. Il en résulte que beaucoup de petites roches se retrouvent mêlées aux fèves exportées. « Il y a environ 1 % de rejets à l'usine, ce qui veut dire qu'on retire des fèves deux tonnes de roche par jour! », a raconté Yves Delaney, directeur des ressources humaines chez Barry Callebaut.Le chocolat produit à l'usine de Saint-Hyacinthe est exporté aux États-Unis dans une proportion de 85 %. Le reste est écoulé au Canada, dont 5 % au Québec. « Pour nous, le Québec est un marché très important parce que tous les gros fabricants d’ici s'approvisionnent chez Barry Callebaut », soutient M. Gilbert.En s'adressant aux invités, le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil a dit trouver très motivant de voir une usine maskoutaine occuper une si grande place dans l'univers américain du chocolat. « Je me réjouis d'assister à l'expansion d'une des entreprises les plus importantes du territoire », a-t-il lancé.L'usine Barry Callebaut compte environ 500 employés possédant 23 années d'ancienneté, en moyenne. Ils assurent la continuité après les belles années de la confiserie Comète, acquise par Callebaut en 1990, et de Régent Chocolat (1959 à 1974).

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