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Jeunes exterminateurs sur le terrain!
19 juin 2014

Jeunes exterminateurs sur le terrain!

Éric Devost, coorodonnaeur de la CJS, Josée Jameison, directrice générale d'Espace Carrière, Alex Gadbois, de l'Imprimerie Dominion, Céline Lussier Cadieux, présidente du Boisé des Douze et marraine du projet, Danielle Boulet, directrice du Fonds étudiant solidarité travail du Québec et Rémi Gauvin, technicien en environnement à la Ville, ont donné le coup d'envoi de l'initiative « La CJS, on se l'arrache! ».
Où qu'elle se cache dans la ville pour y répandre son pollen allergène de la fin juillet jusqu'à octobre, l'herbe à poux sera traquée par une brigade de jeunes exterminateurs durant une partie de l'été.

Âgés de 12 à 17 ans, ces chasseurs de mauvaise herbe vont s'activer sur le terrain dans le cadre d'une nouvelle initiative de la Coopérative jeunesse de services (CJS) qui s'intitule « La CJS, on se l'arrache! ». La CJS entamera sous peu sa 15 e saison d'activités sous l'égide d'Espace Carrière.

« La Coopérative jeunesse de services est une initiative du milieu dont le but est d'offrir des services à la société par de menus travaux durant l'été, comme la tonte de pelouse, de la peinture, du ménage, de l'animation de fêtes d'enfants », a expliqué en conférence de presse le coordonnateur de la CJS d'Espace Carrière, Éric Devost.La destruction de l'herbe à poux vient donc s'ajouter à l'offre de service de la CJS, notamment grâce au concours de la Ville de Saint-Hyacinthe, qui contribuera à ce projet à hauteur de 3 000 $. Le nettoyage de terrains municipaux est au programme, bien sûr, mais les entreprises et les particuliers peuvent aussi demander l'intervention de la CJS contre l'herbe à poux.À compter du 23 juin, les coopérants combattront l'herbe à poux durant quatre semaines, par groupes de trois, à raison de trois heures par jour et de trois jours par semaine. Les plants arrachés seront envoyés au compostage.Rémi Gauvin, technicien en environnement à la Ville, a décrit l'herbe à poux comme une plante tenace et « opportuniste », qui raffole autant des terrains vagues que des sols fraîchement remués qu'on laisse ensuite sans entretien.Enthousiastes, les arracheurs d'herbe à poux comptent ratisser jusqu'à 500 emplacements de toute taille durant leur mission. C'est du moins la quantité d'affichettes dont ils disposent pour laisser une trace de leur passage sur les lieux nettoyés. Créées par l'imprimerie Dominion Printing et montées sur des bâtons de peinture, gracieuseté du quincaillier Rona, ces affichettes portent les messages « vous pouvez maintenant respirer » « ici, c'est fini l'herbe à poux! » et « apprenez à la reconnaître ». Dans une pochette collée au bâton, on trouve la réplique d'un rameau d'herbe à poux.Comme Espace Carrière, les Coopératives jeunesse de services sont soutenues par le Fonds de solidarité FTQ, a souligné Danielle Boulet, la directrice du Fonds étudiant solidarité travail du Québec. De passage à Saint-Hyacinthe à l'occasion du lancement du projet « La CJS on se l'arrache! », Mme Boulet a mentionné que 129 CJS étaient à l'oeuvre au Québec en 2014. « Ce sont des projets très formateurs », a-t-elle insisté.Pour l'élimination de l'herbe à poux et des travaux de toute sorte, la CJS invite la population maskoutaine à la joindre en composant le 450 771-4500, poste 226.

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