17 novembre 2016
Luc Brodeur-Jourdain est agent libre
Alouette un jour, Alouette… toujours?
Par: Maxime Prévost Durand
Alouette un jour, Alouette... toujours?

Alouette un jour, Alouette... toujours?

À 33 ans, Luc Brodeur-Jourdain espère en venir à une entente cet hiver pour poursuivre sa carrière avec les Alouettes. Photothèque | Le Courrier ©

À 33 ans, Luc Brodeur-Jourdain espère en venir à une entente cet hiver pour poursuivre sa carrière avec les Alouettes. Photothèque | Le Courrier ©

L’heure de la retraite n’a pas sonné pour Luc Brodeur-Jourdain. Du moins, pas dans son esprit. Malgré une blessure importante subie l’an dernier, le grand gaillard a prouvé au cours de la dernière saison qu’il était prêt à se battre pour un poste au sein des Alouettes de Montréal. Sauf que cette lutte, il devra la poursuivre auprès de la haute direction de l’équipe, avec qui il doit négocier un nouveau contrat durant la saison morte.

Le départ du directeur général Jim Popp, deux jours après le dernier match de la saison, pourrait toutefois venir compliquer les choses pour le Maskoutain. « Avec cette annonce, mon avenir avec les Alouettes reste encore plus indéterminé qu’avant [la fin de la saison]. Je connaissais bien Jim et il me connaissait aussi. Il avait une belle anticipation pour mon futur avec l’équipe. »

Brodeur-Jourdain pourrait attendre longtemps avant de recevoir un appel des Alouettes, qui devront dans un premier temps trouver le successeur de Jim Popp. « Son remplaçant aura énormément de décisions à prendre. Le premier point sera de déterminer le groupe d’entraîneurs qui sera à la barre de l’équipe l’an prochain. Ensuite, ils décideront quels agents libres ils veulent garder et ceux qu’ils laisseront partir. Il s’agira de voir dans quel camp je me retrouverai. »

Remonter la pente

La dernière saison a apporté son lot de défis à Luc Brodeur-Jourdain. De retour d’une double déchirure ligamentaire au genou subie en novembre 2015, il n’a jamais retrouvé son poste de centre partant au sein de la ligne offensive des Alouettes. « Durant la saison, c’était dur de me sentir limité, que ce soit dans mon utilisation ou dans mes capacités à jouer en raison de l’enflure », avoue-t-il.

Mais avec le recul, il se montre encouragé et optimiste. « Dans des délais conventionnels, j’aurais dû revenir au jeu à cette période-ci, alors que six mois après je revenais sur le terrain. Je n’ai pas été réintégré comme partant, mais j’ai fait toutes les pratiques et j’étais le 7e joueur habillé. Lors de certains matchs, j’ai joué plus de la moitié de la rencontre. Je suis content de ma progression. »

Reste maintenant à savoir si les dirigeants de l’équipe seront aussi optimistes à son égard.

Et si…

Celui qui éprouve une grande fierté dans le fait de n’avoir défendu que les couleurs des Alouettes en huit saisons professionnelles comprend bien la situation, même s’il ignore ce qui l’attend.

Et si l’appel des Alouettes ne vient pas? « Si je ne fais pas partie de leurs plans, ce sera plusieurs questions que je devrai me poser », laisse tomber l’athlète de 33 ans.

Une chose est sûre, il ne se sent pas prêt pour la retraite. Combien de temps se voit-il jouer au football encore? « Au-delà de l’âge et des blessures, j’aimerais prendre ma retraite seulement quand je vais constater dans les yeux de mon fils qu’il a un souvenir de papa qui joue au football. Présentement, à un an, il n’a pas ces souvenirs. »

Alouette un jour, Alouette toujours? S’il n’en tient qu’à Brodeur-Jourdain, oui. « À savoir si je suis intéressé, c’est certain que oui. L’équipe a été bonne pour moi et j’ai été bon pour elle. Je veux lui rester fidèle. »

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