12 octobre 2017
District Sainte-Rosalie
André Fournier veut une Ville plus juste
Par: Benoît Lapierre
Frédéric Brillon dans une course à trois

Frédéric Brillon dans une course à trois

André Fournier n’aurait peut-être pas posé sa candidature aux élections municipales s’il n’avait pas été déçu de sa Ville et du conseiller de son secteur, Donald Côté, dont il est maintenant l’adversaire dans le district Sainte-Rosalie.

Cet agriculteur de la rue des Seigneurs Est n’a pas beaucoup aimé que la Ville le mette à l’amende, lui et son fils, lors de travaux de construction à la ferme en 2016. « La Ville ne nous avait pas avertis qu’il fallait conserver la bande riveraine (le long du fossé) pendant les travaux. Elle nous a donné deux amendes, et ça m’a beaucoup déçu », raconte-t-il.
Par la suite, il a cru que le conseiller Côté allait leur apporter son aide dans cette affaire. « Il avait promis de nous représenter à la cour municipale, mais la veille, il a téléphoné pour nous dire qu’il ne pouvait pas travailler contre les professionnels de la Ville. Finalement, on a réglé hors cour. La Ville a retiré une amende et on a payé l’autre, avec les frais. »
M. Fournier a le sentiment que la Ville ne traite pas tout le monde de la même façon. « Elle s’attaque toujours à la classe moyenne et moi, je veux m’impliquer pour défendre la classe moyenne », soutient-il.
Âgé de 64 ans et issu d’une famille bien enracinée à Sainte-Rosalie, M. Fournier y avait fait ses premières armes en politique municipale il y a 30 ans. Il avait été élu conseiller à l’ancienne municipalité de la Paroisse de Sainte-Rosalie, rattachée à Saint-Hyacinthe en 2002.
Sa maison et sa ferme ont été raccordées cette année aux réseaux d’égout et d’aqueduc, et il affirme que la répartition de la facture entre les riverains a créé du mécontentement dans le secteur. Il dit avoir récolté très rapidement ses 25 signatures en appui à sa candidature… « C’est mon voisin qui s’en est chargé, et il m’est revenu le lendemain avec 34 signatures. »
M. Fournier représente depuis 16 ans la région de Saint-Hyacinthe au sein de la Fédération des producteurs de lait de l’UPA, où il siège comme administrateur. Et depuis cinq ans, il s’occupe de la Route du lait, un projet qui l’amène dans les écoles de la Montérégie pour y parler du chemin parcouru par le lait de la terre à la table. En tant que cultivateur, il est favorable au principe du taux de taxation variable pour atténuer l’effet de la hausse des valeurs des terres sur le portefeuille des producteurs.
Le projet Réseau Sélection? Bien que d’accord avec une densification des zones urbanisées, il ne voit pas un tel édifice à côté du Centre des arts et de sa scène extérieure, créée spécialement pour des manifestations comme la Saint-Jean-Baptiste. « C’est l’emplacement qui me dérange beaucoup », dit-il. Quant aux avis publics, il trouve que leur place est d’abord dans les journaux. Il se questionne aussi sur ce qu’il appelle « les horodateurs-voleurs » du centre-ville, parce qu’ils n’indiquent pas le temps payée restant.

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