À la Fédération de l'UPA de Saint-Hyacinthe, on se disait également très satisfait des résultats obtenus. « Nous avons comptabilisé 20 000 visiteurs pour 28 fermes, comparativement à 16 000 pour 32 fermes l'an passé », indiquait Martin Archambault, responsable des communications.
À la Bergerie Richelieu, ferme de Marie Simard et de André Blais de Saint-Charles-sur-Richelieu, il y a eu 1 500 visiteurs dans la journée. Le COURRIER était sur place dimanche à 10 h 02 (l'activité débutait à 10 h) et déjà, il y avait une grande affluence.
« Nous attendons beaucoup de monde, indiquait Marie Simard en début de journée. L'an passé nous avons été pris par surprise (1 000 visiteurs) donc là nous sommes mieux préparés. Au lieu de cinq bénévoles, nous sommes 12 pour assurer la logistique. »
Marie Simard et André Blais ont pris possession des lieux en 1999. Le propriétaire précédent élevait des boeufs. Eux ont décidé d'engraisser des agneaux. Ils en sortent 35 par semaine et fournissent plusieurs restaurateurs de la région. Quelques-uns de leurs produits sont disponibles en épicerie, mais le principal point de vente est à la boutique située sur la ferme, ouverte en 2000.
Marie Simard explique le succès de l'opération Portes ouvertes sur les fermes au « besoin pour les gens de comprendre comment nous travaillons, de se rapprocher de la nature. « En plus, c'est une belle activité familiale et c'est gratuit. »
Chez Michel Lozeau et Johanne Bourdua, à Saint-Antoine-sur-Richelieu, il est surtout question de pintades et de poulets. Ils en sortent 15 000 de chaque espèce par année.
Dimanche, ils ont reçu 2 000 curieux qui souhaitaient découvrir la pintade, oiseau originaire d'Afrique auquel les restaurateurs de la Montérégie se sont intéressés il y a quelques années.
« Les restaurateurs voulaient mettre en valeur certains produits régionaux. Lorsqu'ils ont su qu'il y avait une possibilité d'expansion de notre ferme, ils nous ont parlé de la pintade et nous ont donné le goût de plonger avec eux dans cette aventure, indique Michel Lozeau.
« On fait les découpes ici puisque chaque restaurateur a ses besoins. Nous cultivons notre propre maïs et notre soya, sans OGM, nous pratiquons la rotation des terres et utilisons nos fumiers de poulet et de pintade. On sèche les grains et on fait notre propre moulée. »
Il y a une boutique sur la ferme avec plus de 50 sous-produits de la pintade et du poulet, concoctés entre autres avec de grands chefs restaurateurs. On y trouve également différents produits fins. Les produits d'Antoine sont aussi disponibles dans certaines épiceries fines dont l'Épicière des terroirs à Saint-Hyacinthe ou le Général Upton à Upton.
« Deux des restaurateurs avec qui nous développons nos produits, mousses de foie, terrines, dodines, etc., sont Michel Lesage et Suzie du restaurant Espaces gourmands à Saint-Charles-sur-Richelieu.
« Dernièrement, souligne fièrement Michel Lozeau en présentant ses produits, Johanne (sa conjointe) a créé la Niçoise, une escalope avec épices et légumes séchés, toute prête à cuire. »
Michel Lozeau ne peut s'empêcher de vanter les mérites des oeufs de pintade pour faire de bonnes omelettes « qui se tiennent. Le jaune a plus de caractère, il est plus dense ».
Certains autres produits offerts chez les Lozeau-Bourdua sont confectionnés avec le miel du beau-frère de Saint-Liboire, Luc Moreau, « un éleveur de reines », précise Michel Lozeau.
Ça sent la passion chez les Lozeau-Bourdua tout comme chez les Blais-Simard. C'est sans doute un peu ce que retiennent les visiteurs après un passage sur les fermes. Les produits du terroir ont la cote...