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12 janvier 2012

Petite histoire de la raquette maskoutaine (1)

Aujourd’hui, alors que la course à pied connaît une vague de popularité au Québec, les coureurs veulent conserver un niveau de forme respectable pendant la saison hivernale. Si certains adoptent le ski de fond, d’autres se tournent vers la raquette qui leur permet de courir sur la neige. Mais ces athlètes ne sont pas les seuls à profiter des raquettes, car plusieurs amateurs de plein air ont également adopté cette forme d’activité physique.

En modernisant l’équipement et en facilitant son utilisation – les raquettes sont plus légères et ne nécessitent plus le port du mocassin - les fabricants ont développé un créneau qui s’adresse à une clientèle plus large. Ce nouvel engouement pour la raquette n’est pas sans rappeler qu’à une certaine époque, les raquetteurs étaient bien organisés à Saint-Hyacinthe comme ailleurs au Québec. Jetons donc un coup d'oeil historique sur cette activité plus que centenaire.

D’abord, un objet utilitaire

À leur arrivée au pays, les Européens ont rapidement compris que s’ils voulaient se déplacer en hiver, il leur fallait cet équipement propre à la culture autochtone.

« Elle (la raquette) constitue à l’époque des pionniers un moyen de locomotion particulièrement efficace, bien adapté à la topographie et au climat de l’Est canadien qui est couvert d’une épaisse couche de neige durant près de six mois par année. Les cours d’eau, qui sont les seules routes possibles durant l’été et sur lesquels tous, « Sauvages », Français et Canadiens, naviguent sur des centaines de lieues avec le canot d’écorce, sont couverts de glace et de neige qui paralysent ainsi les communications par voie d’eau durant les mois d’hiver », note l’historien Donald Guay dans son introduction à l’histoire des sports au Québec. L’usage de la raquette fera partie de la vie des colons français, puis des Canadiens par la suite. « Sans elle, nos ancêtres auraient été dans l’impossibilité absolue de communiquer entre eux ou de vaquer à leurs travaux. Ils l’utilisaient pour aller au village, à la messe, pour se visiter, pour aller couper le bois, pour la cueillette du sirop d’érable et dans toutes les occupations journalières à l’extérieur », rappelle Eugène Brouillet lors du banquet du 50e anniversaire de l’Union canadienne des raquetteurs en 1957. Comme la raquette est d’abord utilisée à des fins utilitaires, l’histoire de Saint-Hyacinthe n’aurait pas été la même sans cette pièce d’équipement. En effet, lors des premiers hivers après son installation à la pointe de terre qu’il a nommée Rapide Plat en 1757, on peut supposer que le Seigneur Jacques-Hyacinthe Simon Delorme et ces censitaires utilisaient des raquettes pour survivre en hiver. Sans raquettes, point de salut!

La raquette sportive

Au milieu du XIXe siècle, la raquette sera utilisée également à des fins récréatives et sportives. En effet, en 1840 des anglophones de Montréal se réunissent pour faire des excursions aux alentours de Montréal. Ces rencontres deviennent plus structurées alors que l’on fonde le « Montréal Snow Shoe Club » en 1843. À cette époque, ces anglophones reconstituent l’univers culturel prévalant en Angleterre : ils ajoutent la dimension sportive (les courses en raquettes) à cet objet utilitaire.

Quelques années plus tard, en 1854, des courses seront également présentées dans la ville de Québec. Le rédacteur du journal Le Canadien commente ce sport relativement nouveau : « Ces courses devraient être un jeu national canadien et nous prenons la liberté de suggérer la formation d’un club ou d’une société, sinon d’un régiment de raquettiers dans chacune de nos villes principales ».À Saint-Hyacinthe, on répond à l’appel du rédacteur du Canadien quelques années plus tard : « Nous apprenons qu’il vient de se former un Club de Raquette parmi les Carabiniers de cette ville. Nous saluons ce nouveau genre d’amusement avec plaisir. Les messieurs dont les noms suivent ont été élus officiers du Club : président, Ch. Nelson; 1er vice-président, M. Doherty; 2e vice-président, A. Ménard; secrétaire, G. Morison », nous indique Le Courrier de Saint-Hyacinthe dans son édition du 13 décembre 1861. En février 1862, un certain Charles L’Heureux, propriétaire d’un magasin et d’un hôtel situés à Saint-Joseph, vis-à-vis la Cité de Saint-Hyacinthe, invite les gens à venir glisser en traîne sauvage et à se promener en raquette. M. L’Heureux met à la disposition du public des traînes et des raquettes. Il indique que les professeurs et les élèves du Collège, les employés du gouvernement, les imprimeurs et même le geôlier et ses prisonniers y seront admis gratis. Vive le plein air!À suivre…-30-

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Cul-de-sac étudiant - Je n'ai pas écrit tellement sur le conflit étudiant depuis février. À peine un commentaire ou deux. Il faut dire que mon opinion a évolué sur la question au cours des dernières semaines. Elle a évolué, mais pas changé sur le fond....
Parlez-vous svp - Les commerçants du centre-ville et les dirigeants du Centre des arts Juliette-Lassonde ont une fois de plus supplié les élus de transférer les organismes culturels au centre-ville plutôt qu'au couvent de la Métairie....

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