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Notes d’histoire religieuse protestante de la région selon L’Aurore (1)
8 mai 2014

Notes d’histoire religieuse protestante de la région selon L’Aurore (1)

L’église presbytérienne de Saint-Hyacinthe, vers 1900. Archives CHSH.
Afin d’aider à connaître des parties de l’histoire des communautés protestantes francophones du Québec, il est conseillé de consulter le journal L’Aurore qui a paru pendant plus de 120 ans, du 6 juin 1866 au 3 avril 1988.

Ce journal montréalais reflétait la vie des églises et des communautés protestantes en publiant notamment des éphémérides, des biographies, des nécrologies, des prises de position, des nouvelles familiales, etc.

Cet hebdomadaire sera dirigé de 1883 à [1889] par le pasteur presbytérien Rieul-Prisque Duclos (1835-1912), Maskoutain d’origine et fondateur de la communauté protestante de Saint-Hyacinthe en 1868. Voici donc différents extraits de ce journal au cours des ans à propos de la région.

Fête du 60 e anniversaire

Une célébration pour souligner le soixantième anniversaire de fondation de l’Église Unie de Saint-Hyacinthe, 1868-1928, a eu lieu le dimanche 21 octobre 1928, dans l’église de la rue Girouard. L’Aurore, Montréal, 2 novembre 1928 : « À deux heures de l’après-midi, quand le pasteur monta en chaire, le temple était rempli d’auditeurs nombreux et recueillis. Parents et amis venus de Montréal, Marieville, Saint-Pie et d’ailleurs, pour bénir la mémoire des pionniers. L’auditoire était augmenté d’une douzaine de compatriotes catholiques venus au culte pour donner un témoignage d’estime à leurs concitoyens protestants. Après les exercices liturgiques, [il y a eu] des chants dans les deux langues. Si l’Église évangélique bilingue de Saint-Hyacinthe a progressé, il faut l’attribuer à nos fidèles et dévoués patriotes : les Duclos, Payan, Daigneau, Héribel, Picard, Burnett, Stott, Moseley, Fee, Charbonnel, Chartrand, Marceau, Meldrum, McMorran, Heddle, Morin. À ce culte, la famille du fondateur, le pasteur Rieul P. Duclos, était représentée par son fils Charles, juge de la Cour Supérieur de Montréal, ses filles Élisa et Éva, ses soeurs Sara et Rachel. »

Oeuvres caritatives

Des oeuvres caritatives permettaient d’apporter un soutien financier à des familles dans le besoin, à l’église locale et à des causes humanitaires nationales et internationales. « La Société des dames de l’église presbytérienne de Saint-Hyacinthe, dans la salle de l’Union, le jeudi 1 er avril 1909, a organisé une vente annuelle, sous la présidence de madame Paul Payan (Olympe Duclos). Divers produits fabriqués notamment par les dames, tels de la broderie, des pantoufles, y étaient vendus, dans un climat d’amusement, « bref, on causa, on fit de la musique, on but du café et l’on grignota un nombre respectueux de morceaux de gâteau. Ce fut une bonne soirée qui rapporta 200 $. L’Aurore, 9 avril 1909. En 1911, « les dames ont acheté un nouveau tapis pour l’église au montant de $ 73.35. Elles ont défrayées les coûts pour faire étudiée une fille à l’école de Pointe-aux-Trembles. Prochainement, elles veulent changer les cantiques de l’église, et acheter une nouvelle Bible française pour la chaire » L’Aurore, 23 février 1912. Lors de sa réunion tenue le 1 er novembre 1920, « La Société des dames a décidé de souscrire 100 $ aux oeuvres de la Croix-Rouge. Cet argent sera envoyé aux miséreux de l’Europe centrale » L’Aurore, 19 novembre 1920.

Mission d’Acton Vale

« Je m’abandonne au plaisir de vous parler un peu de l’état de l’oeuvre méthodiste au sein de la population française du comté de Bagot. Disons, d’emblée, que cette oeuvre n’a jamais été aussi prospère et aussi encourageante qu’elle ne l’est à présent. Au point des finances, il y a eu progrès; les contributions des fidèles ont été au double de celles de l’année précédente. Mais c’est surtout sous le rapport religieux que cette mission se distingue. Les assemblées spéciales du mois d’août 1893, lui permirent de s’orienter, de comprendre sa situation et ses devoirs, chacun sentant le besoin de vivre en nouveauté de vie. La prédication profondément évangélique qui a caractérisé les chaires de Béthanie, de Saint-Théodore, d’Upton et d’Acton Vale a produit une impression durable et salutaire. […] Les réunions de prière, à Saint-Théodore, sont des plus édifiantes. […] Depuis une couple de mois, le pasteur d’Acton Vale [L. Massicotte] tient des réunions à Upton. La défection de l’ex-maire de l’endroit a créé un profond émoi dans le monde catholique. […] Le 25 décembre dernier, les amis d’Acton Vale, d’Upton et de Saint-Théodore se rendirent en foule à l’église de ce dernier endroit dans le but de fêter dignement l’anniversaire de la naissance de l’enfant Jésus. Il y eut récitations, dialogues, chants, dépouillement de l’arbre de Noël traditionnel. […] Les enfants chantèrent avec habileté grâce au travail de madame G. Sénécal, institutrice de l’école dissidente de Saint-Théodore. » L’Aurore, samedi 20 janvier 1894.

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