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Notes d’histoire religieuse protestante de la région selon L’Aurore (3)
26 juin 2014

Notes d’histoire religieuse protestante de la région selon L’Aurore (3)

Monument funéraire familial de Paul-F. Payan, cimetière Mont-Royal, Montréal.
Décès de l’ancien maire Payan, 1919

Décès de l’ancien maire Payan, 1919

Maire de la Ville de Saint-Hyacinthe de 1910 à 1914, cofondateur de la tannerie Duclos & Payan en 1873, Paul-Frédéric Payan était d’origine française.

Journal L’Aurore, Montréal, 31 octobre 1919 : « Funérailles imposantes – La colonie protestante de Saint-Hyacinthe vient de perdre son membre le plus distingué en la personne de monsieur Paul-Frédéric Payan, décédé le 22 octobre à l’âge de 79 ans et 8 mois. Il a succombé à une attaque d’angine. Entouré de son épouse, de ses enfants et de ses petits-enfants, monsieur Payan qui a conservé connaissance jusqu’à la fin, s’est endormi paisiblement. […] Ses obsèques ont eu lieu le samedi matin, 25 octobre. Un grand nombre de parents et d’amis intimes remplissait sa spacieuse demeure à la levée du corps. […] Le convoi se forma. Il était précédé de deux voitures chargées de fleurs. Des tribaux floraux avaient été envoyés par la Ville de Saint-Hyacinthe, par les employés de Duclos & Payan, par la Southern Canada Power Co. Le corbillard était entouré de la police et des pompiers en habits de cérémonie, le conseil de ville, le maire en tête, assistait officiellement et le deuil était conduit par les fils du défunt, Louis, Jules et Eugène […]. Dans le temple [l’église presbytérienne] encombré n’avait pu trouver place qu’une partie de ceux qui avaient accompagné [le défunt]. Le service funèbre était présidé par le pasteur Boucher qui invita à y prendre part monsieur Henri Joliat, ancien pasteur et neveu du défunt […] et le Dr Samuel Rondeau, ancien pasteur et ami personnel de monsieur Payan depuis quarante ans. […] Dr Rondeau remercia les citoyens catholiques et protestants de la ville des nombreux témoignages de respect, de sympathie et d’affection […]. La dépouille fut ensuite transportée [par train] à Montréal et inhumée dans le cimetière Mont Royal, dans un coin ombragé que monsieur Payan avait choisi quelques jours avant sa maladie ».

Témoignage et espérance à Saint-Pie

La communauté protestante de Saint-Pie a connu beaucoup de difficultés au cours de son existence pour maintenir un nombre suffisant de membres.

L’Aurore, 27 avril 1923 : « Je suis né à Saint-Pie de Bagot il y a 81 ans [en 1842]. Deux ans avant ma naissance, mon père et son grand ami et voisin, visités par feu M. Roussy, avaient accepté l’Évangile. Quelques autres familles les suivirent et il s’est formé un groupe de protestants qui, malgré les persécutions, ont suivi l’Évangile. Les premiers services religieux eurent lieux chez nous. Deux familles sont allées s’établir dans les bois à l’endroit qui est devenu Roxton Pond. […] D’autant que je puis me rappeler, il y avait 10 familles protestantes ici, avec une école pour filles et une pour les enfants du dehors sous la direction de mademoiselle Jonte. Il y a 68 ans, je crois, le feu détruisit les bâtisses qui servaient pour les écoles et les services religieux. Dans les nouveaux plans pour rebâtir, il s’est commis une grande erreur et les familles ont commencé à aller s’établir ailleurs, à Roxton surtout. Les Cloutier, Pépin, Nicol, Auger, Morisette, Bousquet et Ménard sont allés se fixer à Roxton Pond. […] Il y a quelques années, malgré que le nombre des protestants français diminuait, une jolie petite église a été bâtie [en 1909]. Elle fut ensuite fermée durant trois ou quatre ans. Il y a trois ans, nous avons dit : Saint-Pie a été vivant, dans le cimetière reposent les corps de membres [de plusieurs] familles. Allons-nous enterrer leur mémoire? Non! La Mission de la Grande-Ligne [située à Saint-Blaise, près de Saint-Jean-sur-Richelieu] nous a secourus; Monsieur [le pasteur] Louis Dutaud nous a encouragés par sa prédication et ses visites dont nous le remercions. Nous avons durant l’été des services religieux deux fois par mois, présidés par différents pasteurs. S’il y a des familles protestantes qui n’ont pas de place, qu’elles viennent visiter Émileville de Saint-Pie. À présent vous êtes nombreux, Roxtoniens. Saint-Pie vous a fourni plusieurs familles, venez nous aider. […] Il y aura de la place dans l’avant-midi. Nous vous invitons comme frères et soeurs en Christ. Esaïe Auger ».

Mort subite du dentiste Duclos

L’Aurore, samedi 3 novembre 1894 : « Nous apprenons avec regret, au moment de mettre sous presse, la mort foudroyante du Dr Lincoln Duclos, dentiste, fils du Dr E.A. Duclos d’Émileville [Saint-Pie] et neveu de monsieur le pasteur [R.-P.] Duclos de Montréal. Il venait de se fixer à Farnham. Mardi matin, il était à son travail, et au moment où il extrayait une dent, il est tombé mort ».

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