5 octobre 2017
Un plan directeur critiqué
Barré à la défense des trottoirs
Par: Benoît Lapierre
Le conseiller Barré dénonce le virage que la Ville entend prendre dans la gestion du réseau de trottoirs. Photothèque | Le Courrier ©

Le conseiller Barré dénonce le virage que la Ville entend prendre dans la gestion du réseau de trottoirs. Photothèque | Le Courrier ©

L’adoption d’un plan directeur des trottoirs a provoqué des étincelles à la séance du conseil du 18 septembre, le conseiller Bernard Barrré n’étant pas du tout d’accord avec son contenu.

Et il ne s’est pas gêné pour le faire savoir haut et fort, au moment du vote sur la question. « Je trouve ça triste qu’on en arrive là. À La Providence, c’est un trottoir sur trois qui ne sera plus entretenu. Dans toute la ville, on va passer de 234 à 164 km de trottoir. Ça veut dire que plus de 70 km ne seront plus déneigés ni entretenus. Puis un jour, ils vont venir avec la grue et ils vont partir avec. Dans mon quartier, il n’y a personne qui est d’accord avec ça », s’est-il insurgé.
M. Barré a ensuite insisté pour que toutes les décisions prises concernant le réseau de trottoirs soient rendues publiques. « Ce plan-là, qui ne va servir qu’à sauver de l’argent, on va le publier. On va les conscientiser, les citoyens, pour qu’ils sachent qu’ils vont peut-être se faire volerleurs trottoirs par la Ville, des trottoirs qu’ils ont payés », a-t-il renchéri.
Le directeur général, Louis Bilodeau, lui a répondu que Saint-Hyacinthe n’étaitpas la première municipalité à se doter d’un tel plan, dans le but d’obtenir une vision cohérente du déploiement des trottoirs. Il a expliqué que le plan directeur était basé sur un seul et même principe : les trottoirs qui seront conservés à long terme sont ceux qui seront entretenus 12 mois par année, l’été comme l’hiver. « Actuellement, il y en a 37 % qui ne sont pas déneigés l’hiver. On doit donc se questionner sur la nécessité de les garder. »
Tout comme son collègue Barré, la conseillère du district Cascades, Sylvie Adam, a refusé d’approuver le plan directeur des trottoirs, parce qu’elle estime très important que ceux du centre-ville soient tous conservés et bien entretenus.
Après la séance, Louis Bilodeau a mentionné que le plan directeur des trottoirs était le fruit d’une longue réflexion qui s’est amorcée en 2005, après les fusions municipales. « À plein d’endroits, il y avait des incohérences. Par exemple, sur la même rue, on pouvait avoir deux bordures du côté de Sainte-Rosalie, mais deux trottoirs du côté de Saint-Hyacinthe », a-t-il expliqué.

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