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La rentrée des pères
N'empêche, il a un sac d'école, un sac à lunch, des effets scolaire, il entre par la grande porte, il prendra l'autobus et au retour, on constatera qu'il n'a mangé que la moitié de son sandwich et qu'il n'a pas touché à son yogourt... ben, pour moi, il est à l'école maintenant. Point. Pis, pif, paf, pouf. Le temps qu'il tourne le coin du corridor, ma vie change en même temps que la sienne. Me voilà un peu plus parent qu'hier. On nous remets un calendrier avec indiqué dessus les journées parents/enfants et les réunions de parents. Parent. Parent. Je suis un parent. Complètement et totalement. Complètement... pas encore tout à fait. Car je suis un homme. Et les pères ne sont pas encore aussi présents qu'ils le devraient. Au gymnase et à l'aréna, les papas répondent présents, mais dans l'aide aux devoirs et les autres aspects de l'éducation comme la lecture, les pères sont plus discrets. Ils s'améliorent et je les en félicite comme le souligne cet article de Daphnée Dion dans la Presse, «Devoirs de pères», mais, les gars, avouons-le, il nous reste du chemin à rattraper sur le sentier de l'école. J'ai toujours cru que le meilleur remède au problème de décrochage des garçons étaient d'abord et avant tout, nous, leurs pères. Nombre de fois, lors de discussions sur ce thème, j'ai entendu que l'école n'était pas faite pour les gars, que la lecture et les études sont faites pour et par les filles, que le «système» ne comprend pas les gars. Et je continue de croire et de prétendre qu'au contraire, l'école est faites pour eux, si et seulement si, on les y intéresse. On sous-estime peut-être ici le modèle masculin privilégié que nous sommes pour les p'tits gars qui nous regardent. Si nous nous intéressons à l'école au moins autant qu'à l'alignement partant du Canadien un soir de février à Columbus, notre fils s'y intéressera aussi. Selon l'article de la Presse, François Paquet, président de la Fédération des comités de parents «plusieurs études disent que l'appui des parents est un des plus gros facteurs de réussite à l'école. Et le père est souvent un modèle pour les garçons». Évidemment. Il n'a que nous à regarder comme modèle masculin. Si bien sûr, on se trouve dans son champ de vision assez souvent... c'est pas croyable, on est là à se désespérer de la disparition des modèles masculins positifs, à geindre qu'ils sont absents au cinéma, au théâtre, dans la littérature, dans le sport, on est là à chercher un peu partout ce que nous avons juste sous les yeux. Ou plutôt, devant le miroir. Je n'ai aucune statistique pour prouver ce que j'avance, aucune étude, aucun lien internet à vous montrer. Dans ce cas-là, je travaille avec la firme «Mon p'tit doigt» qui me confirme (avec un pourcentage d'erreur de 3% 19 fois sur 20) que la majorité du temps où je n'ai pas tort, j'ai raison. *** Oh, vous imaginez ce qui aurait pu arriver si Darth Vador avait passé plus de temps auprès de Luke? Hein?... bon... euh, à bien y penser, c'est peut être pas le meilleur exemple. ![]() Commentaires Aucun commentaire disponible pour ce texte
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