Concours de contorsions… le gagnant ou la gagnante est? | Le Courrier de Saint-Hyacinthe
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23 juin 2014

Concours de contorsions… le gagnant ou la gagnante est?

C’était une semaine particulièrement tordue. Et je ne sais vraiment pas laquelle est la plus méritante. Comme dirais mon mononcle intérieur;  «On a le choix de l’embarras!»

Est-ce Nathalie?

À toute seigneuresse, tout honneur, il faut commencer par considérer la prestation d’équilibriste-contorsionniste-illusioniste presque parfaite de Nathalie Normandeau devant la CEIC comme on appelle maintenant la commission Charbonneau pour faire court. Bien préparée, bien répétée, la routine fut exécutée sincèrement, avec une sincérité sincère. Mot tellement utilisé par l’ex vice-première ministre qu’on en venait presque à la croire sincère.

À l’instar du chroniqueur Yves Boisvert, elle ne trompera sans doute pas grand monde, à part les partisans aveugles. Il faut quand même être culotté pour affirmer ne pas savoir vraiment qui était Marc-Yvan Côté et à quel point il était versé dans la malversation alors que le type se promenait avec des valises de cash à la Commission Gomery. Mais du côté libéral fédéral… comment Nathalie aurait-elle pu se douter qu’il allait faire la même chose du côté provincial? Lui, son parrain politique et mentor l’aura t’il aussi trahie?

Car évidemment, Nathalie n’y est pour rien. Dans sa grande compétence et à ses postes d’extrême importance et requérant la plus haute intégrité, elle était tout de même entourée de double-faces qui la trahissaient à l’insu de son plein gré. Faut croire que plus on est haut, moins on voit se qui se passe en bas.

Mieux, la Normandeau en rajoutera. Elle ne reviendra pas en politique parce que le prix à payer est trop élevé. Elle en sait sûrement quelque chose après toute l’énergie dépensée à voter contre une commission d’enquête… fiou. Voter 11 fois contre c’est épuisant.

Ou est-ce Marc-Yvan Côté?

Côté contorsion, l’inénarrable Marc-Yvan Côté y est allé assez fort aussi en déclarant ridicule que les entreprises ne puissent pas contribuer en argent sonnant à la «démocratie» car puisque ça se fera de toute façon dans l’illégalité, pourquoi ne pas le permettre et le réglementer? Voilà un puissant sophisme qui en inspire d’autres : le vol est illégal et puisque les voleurs existeront toujours alors pourquoi ne le permettre et le réglementer?

Quelle géniale idée pour combattre le crime, rendons-le légal. C’est-y pas beau la logique libérale?

Ou… attendez, quand les policiers contreviennent eux-mêmes à P6?

Les cols bleus en colère n’ont pas qu’allumé un feu devant l’Hôtel de Ville de Montréal, ils ont embrasé les médias. Plusieurs de ceux et celles qui ont encore le souvenir des coups de matraque du printemps 2012 y ont vu un douloureux exemple de deux poids, deux mesures et de la répression politique qui s’exprime au détriment de certains groupes, grâce à la complicité d’autres groupes alors que les intérêts sont au fond les mêmes.

Gabriel Nadeau-Dubois y va d’une brillante réponse sur ce thème.

 

Ou alors la société Gastem ?

Et son propriétaire Robert Savoie que nous avons eu le déplaisir de recevoir et de connaître ici dans la région lors de la chaude lutte contre les gaz de schiste. Sous-ministre des mines sous Robert Bourassa dans une autre époque, prospecteur et spéculateur, ce bonimenteur de grand chemin poursuit le village Ristigouche-partie-sud-est pour avoir osé passer un règlement municipal protégeant ses sources d’eau dont dépendent ses 168 habitants.

La gazière de M. Savoie poursuit donc le village pour 1,5 millions de dollars alors que le budget annuel de la municipalité est d’à peine 250 000$. Un bazooka pour écraser une fourmi. Ça doit être ça qu’ils avaient en tête lorsqu’ils parlaient d’acceptabilité sociale.

Pourquoi pas Obama?

Au début du mois, je tombe sur une petite nouvelle à l’effet que les services secrets américains veulent détecter l’ironie en ligne lorsqu’ils épient les courriels des citoyens, histoire de départager les méchants terroristes des inoffensifs humoristes qui utilisent l’ironie comme arme de dérision massive.

Et ensuite au cours du mois la situation en Irak dérape, les calamités n’en finissent plus de sortir de la boîte de Pandore que les américains avaient eux-mêmes ouverte sans pouvoir refermer.

Un moment les USA vendent des armes à l’Iran. Puis, à Saddam Hussein qui combat l’Iran. Puis aux rebelles qui combattent Saddam. Et maintenant ils retournent voir l’Iran pour combattre les rebelles qui combattent le régime que les Américains avaient mis en place après Saddam.

Les Américains cherchent l’ironie partout sur internet alors qu’elle se trouve juste sous leur nez. À Washington.

Avouez que c’est ironique.