Soft en crime | Le Courrier de Saint-Hyacinthe
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1 novembre 2013

Soft en crime

Vous souvenez-vous de la dernière campagne fédérale? Le candidat conservateur dans le comté, ancien flic de son état, martelait le préjugé favori des Bleus de l’ouest envers l’est du Canada ; too soft on crimes. Traduction; Nous sommes trop gentils avec le crime. Nous fermons les yeux sur les crimes,  nous chouchoutons les criminels, bref, nous sommes le paradis des bandits.

Et vous savez quoi? Il avait diablement raison.

À preuve l’apparition impromptue de l’ex-maire en disgrâce Gilles Vaillancourt dans la campagne municipale lavalloise lorsqu’il a tenté de soudoyer et de corrompre une candidate. La candidate a tout déballé publiquement y compris un enregistrement où l’on entend clairement le triste Gilles étaler toute sa concupiscence.

À preuve encore, Rob Ford, l’inénarrable et toujours actuel maire de Toronto où la police tient dans ses mains et devant ses yeux des vidéos montrant le gros cou rouge de Rob acheter et fumer du crack en compagnie de membres du crime organisé qu’il a tenté de faire embaucher à la ville. Cette vidéo prouve en plus que le maire a menti à de nombreuses reprises.

Une dernière «À preuve» et je vous lâche, l’indégonflable Denis Coderre toujours en tête des sondages pour la mairie de la ville de Montréal de qui le journal La Presse, par la plume d’André Pratte, fait cet éloge… euh… jugez par vous-même ;

«La campagne de Denis Coderre a été décevante à maints égards. On aurait souhaité des engagements plus inspirants et plus précis. La présence dans l’Équipe Coderre d’une vingtaine d’élus d’Union Montréal fait craindre que son administration ne soit minée dès le départ par de nouvelles descentes de police. (…) C’est pourquoi, pour la mairie de Montréal, notre choix se porte sur Denis Coderre.»

Hé, le gars est un adepte pathologique et pathétique du pot-de-vin, pas de troubles. Le gars fume du crack avec des Hell’s? Come on down. Le gars est entouré de gens qui ont la curieuse habitude d’être invités aux mariages des mafiosis? Entrez donc on va vous donner les clés de la ville pis le code du safe.

J’en perds le latin que je n’ai jamais eu.

Par contre, je ne voterais jamais pour ça. Mais ceux qui vont le faire perdront bien  plus que leur latin. Sans doute leur chemise.

(AJOUT)

Je vous écris et en même temps je tombe là-dessus, tiré du site de Radio-Canada… drôle de hasard qui a tout les airs d’une coïncidence. Mais c’est peut être seulement du déjà-vu.

«Les perquisitions menées en juillet dernier par l’Unité permanente anticorruption (UPAC) au siège social du Parti libéral du Québec devaient avoir lieu en juin 2012, pendant que les libéraux étaient au pouvoir. Elles ont toutefois été annulées pour des raisons « opérationnelles »»

Oui, nous sommes très soft, soft en crime