25 décembre 2014
Bon débarras!
Par: Martin Bourassa

Impossible de passer à côté, même en me forçant pour ne pas être prévisible. Pour mon tout dernier éditorial de 2014, j’ai envie de me faire plaisir et de commenter la disparition attendue et souhaitable du CLD Les Maskoutains.

À sa dernière réunion, le conseil des maires de la MRC des Maskoutains a confirmé qu’il reprendrait le contrôle plein et entier du développement économique régional en intégrant les activités du CLD d’ici avril.

Peut-on le blâmer? Certainement pas. Les maires ne sont pas des imbéciles et ils savent lire. Il y aura bientôt deux ans que LE COURRIER étale de façon régulière les travers, les incongruités ou les conflits d’intérêts du CLD, de ses dirigeants et de ses sociétés affiliées. Les graves problèmes de gouvernance et de reddition de comptes qui ont terni l’image du CLD sont connus, documentés, indéniables et gênants.

Au fil des ans, les fling flang administratifs et budgétaires entre le CLD et la Cité de la biotechnologie ont davantage servi à brouiller les pistes et à entretenir la direction générale commune des deux organismes qu’à autre chose.

Une direction commune qui n’aura pas terminé l’année 2014.

Il faut presque louanger le gouvernement d’avoir sonné le glas d’un boys club gangréné par le copinage et/ou l’aveuglement volontaire.

Le conseil d’administration du CLD sera donc dissous. Même chose pour le comité chargé de la gestion du Fonds local d’investissements et de solidarité, un comité qui a entre autres fait parler de lui pour avoir accordé des prêts lors d’une réunion tenue en l’absence de quorum… J’ai envie de dire à tout ce beau monde : « bon débarras! »

Le conseil d’administration du CLD sera donc dissous. Même chose pour le comité chargé de la gestion du Fonds local d’investissements et de solidarité, un comité qui a entre autres fait parler de lui pour avoir accordé des prêts lors d’une réunion tenue en l’absence de quorum… J’ai envie de dire à tout ce beau monde : « bon débarras! »

Ho attention, on me dit que le CLD était sur le point de corriger le tir en matière de gouvernance et qu’il allait profiter de sa prochaine assemblée générale annuelle pour revoir en profondeur ses façons de faire. Tu parles, c’est deux ans trop tard!

Au moins un administrateur du CLD m’a dit la semaine dernière qu’il trouvait inconcevable que la MRC s’autorise le droit de limoger le conseil d’administration actuel du CLD. Il s’indignait même que l’on remette entre les mains d’élus tout le dossier du développement économique. À celui-là, j’ai répondu que les maires ne pourraient pas faire pire que nombre d’administrateurs du CLD, puisque certains n’étaient à la table du conseil que pour gratter le dos de l’ancien directeur général. Notre CLD n’aura somme toute été l’affaire que d’un seul homme, d’un seul couple. Et la vaste expertise du CLD se résumait à bien peu de chose depuis septembre. Il aurait de toute façon fallu reconstruire sur de nouvelles bases et de nouveaux paramètres.

Dans ces conditions, aussi bien repartir sur de nouvelles fondations.

Certes l’année 2015 en sera une de transition en matière de développement économique régional. Une nouvelle ère s’annonce et espérons qu’elle sera aux couleurs de la bonne gouvernance, de la rigueur et de la transparence. Ces trois principes ont trop longtemps été ignorés et bafoués par l’ancienne administration du CLD.

Bon succès aux maires et à Gabriel Michaud, directeur général de la MRC.

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