3 janvier 2019
Top 10 2018
Ces nouvelles qui ont jaser
Par: Le Courrier

1 - Exceldor confirme son intérêt

2 - L’annonce d’une nouvelle école secondaire

3 - Fume fume fume fait de la fumée

4 - La CAQ au pouvoir

5 - Saint-Damase encaisse

6 - Le Sheraton dynamise le secteur nord

7 - Les champions de la biométhanisation

8 - Fermeture du précieux couvent

9 - Le centre-ville en émoi

10 - Des chantiers en attente

L’année 208 aura finalement produit un autre bon cru du côté de l’actualité dans la grande région de Sainte-Hyacinthe. Voici une sélection des 10 nouvelles d’importance qui ont marqué la dernière année, pour le meilleur ou pour le pire!

1 – Exceldor confirme son intérêt

Il est encore un peu tôt pour célébrer, mais le fait que l’entreprise Exceldor ait annoncé publiquement s’être entendue avec la Ville de Saint-Hyacinthe en vue de la relocalisation de son usine de Saint-Damase est certes la nouvelle économique de l’année chez nous. Avant la pelletée de terre, Exceldor doit cependant attendre le feu vert de la CPTAQ et compléter son montage financier. La décision de la CPTAQ serait imminente, sans être une formalité pour autant.

2 – L’annonce d’une nouvelle école secondaire

Le débat sur l’emplacement d’une future école primaire a fait couler beaucoup d’encre en début d’année. Le gouvernement du Québec a finalement mis fin au débat en annonçant l’été dernier un octroi de 35 M$ pour la construction d’une école… secondaire! Voilà une nouvelle aussi rare qu’extrêmement positive, dans la mesure où elle traduit la croissance et la vitalité de la communauté. Dans une région vieillissante comme la nôtre et vu nos ambitions démographiques, voilà un excellent présage.

3 – Fume fume fume fait de la fumée

La légalisation du cannabis au Canada a été retenue comme étant LA nouvelle de l’année par nombre de chroniqueurs et de publications au pays. LE COURRIER ne pouvait pas passer au côté, mais de là à en faire le fait saillant de 2018 sur la scène régionale, il y a un pas que nous ne franchirons pas. Disons que l’impact a été assez limité jusqu’ici. La Ville de Saint-Hyacinthe et la MRC n’ont toujours pas accordé leurs violons au niveau de la réglementation. La SQDC n’a pas non plus ouvert de succursale sur notre territoire et ce ne semble pas dans les plans à court terme.

4 – La CAQ au pouvoir

Au niveau politique, l’élection de la CAQ a eu un petit côté historique en mettant fin à l’alternance entre les libéraux et les péquistes. Dans le comté, la caquiste Chantal Soucy a conservé son siège en pulvérisant ses adversaires. Notons tout de même la performance de Marijo Demers, de Québec Solidaire, bonne deuxième. Mme Soucy n’a pas eu droit à une limousine de ministre, mais elle a pu se consoler avec sa nomination à la deuxième vice-présidence de l’Assemblée nationale. On verra en 2019 si elle sera plus effacée et moins incisive dans les dossiers de son comté.

5 – Saint-Damase encaisse

Déjà confrontée au départ annoncé de l’entreprise Exceldor, la petite municipalité de Saint-Damase a aussi appris récemment qu’elle devra dire adieu au printemps prochain à la fromagerie Agropur et à ses 110 employés. Employeur et employés étaient engagés dans le renouvellement de la convention collective au moment de cette annonce qui a pris le syndicat de court. La relocalisation d’employés vers l’usine Agropur de Saint-Hyacinthe ne semblait pas être une option.

6 – Le Sheraton dynamise le secteur nord

L’ouverture de l’hôtel Sheraton a eu un effet immédiat et prévisible sur les activités du centre de congrès municipal qui ont enfin pu décoller au printemps. La relance du tourisme d’affaires est maintenant chose faite et bien faite, malgré les dépassements budgétaires dans la construction du centre de congrès. Le complexe intégré a aussi un effet significatif sur le secteur commercial près des Galeries St-Hyacinthe, où les investissements se multiplient.

7 – Les champions de la biométhanisation

La ministre libérale du Développement durable et de l’Environnement avait parlé ainsi des gens de Saint-Hyacinthe lors de son passage, à la fin janvier, pour procéder à l’inauguration de l’usine de biométhanisation. Construite au coût de 80 M$, dont 53,6 M$ provenant de subventions, l’usine devait en principe traiter les résidus organiques, les résidus industriels ainsi que les boues d’épuration. Un an plus tard, elle est toujours incapable de traiter le contenu des bacs bruns et les cibles de revenus ont déjà été revues à la baisse. Les champions ont la mine un peu basse.

8 – Fermeture du précieux couvent

Au niveau du patrimoine, les controverses se sont faites plutôt rares en 2018 et les élus de la Ville de Saint-Hyacinthe ne s’en plaindront sûrement pas. Le fait saillant de l’année a été sans l’ombre d’un doute la fermeture du couvent des Adoratrices du Précieux-Sang, une congrégation fondée chez nous en 1861, et la translation des reliques de la fondatrice, la vénérable Mère Catherine-Aurélie Caouette. De gros dossiers s’annoncent pour 2019, alors que l’avenir du Séminaire se décidera peut-être.

9 – Le centre-ville en émoi

Les dossiers chauds n’ont pas manqué à la table du conseil municipal de Saint-Hyacinthe en 2018. La patate chaude du projet Réseau Sélection au centre-ville avait été considérablement refroidie par le maire Claude Corbeil en début d’année. La mobilisation citoyenne a toutefois repris de plus belle en fin d’année quand la Ville de Saint-Hyacinthe a annoncé ses couleurs concernant l’avenir du centre-ville. Dans un autre dossier, le plan directeur des trottoirs, qui prévoit en éliminer plusieurs, a aussi été l’une des pires idées municipales de l’année.

10 – Des chantiers en attente

Dans la catégorie Recyclage de grosses nouvelles, le gouvernement libéral a reconfirmé avant les dernières élections que notre palais de justice était en piteux état et qu’il devrait faire l’objet de travaux majeurs. On cherche cependant encore où installer un palais de justice temporaire. Début décembre, le nouveau gouvernement a pour sa part confirmé que le projet d’agrandissement de l’urgence progressait à la vitesse de torture cancéreuse amputée de deux jambes et qu’elle ne sera pas prête avant 2021. LE COURRIER l’avait prévu en novembre… 2017!

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