1 novembre 2018
Quelques mois après la fermeture de l’autre succursale
C’est la fin de SuperClub Vidéotron à Saint-Hyacinthe
Par: Olivier Dénommée
D’ici la fin novembre, le dernier SuperClub Vidéotron de Saint-Hyacinthe disparaîtra complètement. D’ici là, il vend ses films et jeux à prix réduit. Photo François Larivière | Le Courrier ©

D’ici la fin novembre, le dernier SuperClub Vidéotron de Saint-Hyacinthe disparaîtra complètement. D’ici là, il vend ses films et jeux à prix réduit. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le début de l’année 2018 a été marqué par la fermeture de la succursale SuperClub Vidéotron du centre-ville de Saint-Hyacinthe. Le 26 octobre, c’était au tour de celle située au 2600, Casavant Ouest, d’annoncer sa vente de fermeture, faisant complètement disparaître la bannière dans la ville.

Le propriétaire, Ghislain St-Amand, ne ferme pas son magasin de gaieté de cœur. « Ce magasin, c’était une entreprise familiale et c’était un peu notre bébé. C’est tout un pan de ma vie qui disparaît », reconnaît celui qui possède un dernier SuperClub à Granby, ainsi que l’Épicier du Centre-Ville.

La dure réalité a rattrapé le modèle d’affaires de SuperClub, peu rentable dans le contexte actuel. « Il faut dire que si les gens n’ont jamais regardé autant de films, ils le font d’une façon différente aujourd’hui. Ce qui est triste, c’est qu’on se bat contre des joueurs comme Netflix qui ne prélèvent pas de taxes », se désole le propriétaire qui savait depuis un certain temps qu’il allait fermer ce deuxième magasin. Les succursales maskoutaines ne sont pas les seules à disparaître puisque le nombre de SuperClub Vidéotron a chuté de 200 à 50 au Québec en quelques années. « Et les magasins qui restent offrent d’autres services », précise M. St-Amand.

Fin novembre

Les cinéphiles pourront profiter de la vente de fermeture d’ici la fin du mois de novembre, soit la fin du bail que les propriétaires ont choisi de ne pas renouveler. Mais si l’on se fie à la vitesse avec laquelle les stocks disparaissent, il est fort probable que le SuperClub ferme ses portes avant la date fatidique du 30 novembre.

Le cinéphile est triste autant pour sa clientèle fidèle que pour ses employés, dont certaines de longue date, mais voit le bon côté des choses. « Parfois, la vie nous amène à différents endroits et la fin de cette aventure me permettra de consacrer davantage d’énergie à l’épicerie qui est très prenante. » Ghislain St-Amand et sa conjointe Josée Déry continueront donc d’être très actifs dans la région maskoutaine malgré cette fermeture, assure l’entrepreneur.

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