26 octobre 2017
Biométhanisation et bacs bruns
Compostage forcé en automne
Par: Benoît Lapierre
Les feuilles mortes sont sans valeur pour la biométhanisation, et les bacs bruns en contiennent  trop en automne.   Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Les feuilles mortes sont sans valeur pour la biométhanisation, et les bacs bruns en contiennent trop en automne. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Après avoir résolu le problème que posaient les branches jetées dans les bacs bruns de la collecte sélective à trois voies, la Ville de Saint-Hyacinthe est confrontée à une nouvelle difficulté : les feuilles mortes l’obligent aussi à détourner de la biométhanisation le contenu des bacs en période automnale.

En octobre et novembre, elle devra encore recourir à la méthode du compostage pour la valorisation de ces intrants, parce que les bacs contiennent actuellement trop de feuilles. « Et les feuilles, c’est zéro comme apport pour la biométhanisation », a expliqué le directeur général de la Ville de Saint-Hyacinthe, Louis Bilodeau, au point de presse qui a suivi la séance du conseil du 2 octobre.
Le conseil municipal venait d’octroyer un contrat de 91 980 $ à une firme de Varennes, Englobe Corp, pour que le contenu des bacs bruns soit transporté et traité à son centre de compostage de Bury, dans les Cantons-de-l’Est, durant les mois d’octobre etnovembre.
Il faudra donc s’attendre à ce que chaque année, à cette période-ci, le produit de la récupération des matières organiques domestiques dans la MRC des Maskoutains soit envoyé au compostage, à Bury ou ailleurs.
Comme les matières organiques des bacs bruns n’étaient traitées par biométhanisation que depuis juin 2017 – elles prenaient avant cela le chemin d’un centre de compostage des Laurentides -, l’épineuse question des feuilles d’automne ne s’était pas encore posée. Jusque-là, ce sont les branches qui bloquaient le système au Centre de valorisation des matières organiques (CVMO) de l’avenue Émilien-Letarte, le point de réception. Les plus grosses branches, celles d’un pouce (2,54 cm) et plus, étaient depuis peu retirées des autres matières organiques par tri manuel, et les plus petites, déchiquetées à l’aide d’un nouveau broyeur sur roues. Les feuilles d’automne forcent donc la Ville à marquer une pause dans la biométhanisation des matières organiques des bacs bruns, lesquelles lui proviennent de toute la MRC des Maskoutains et de celle d’Acton. En vertu de l’entente qui la lie à la Régie intermunicipale d’Acton et des Maskoutains (RIAM), la Ville est tenue de s’occuper de toutes les matières recueillies par la RIAM et selon les prix convenus, peu importe les problèmes qui pourraient surgir et les coûts supplémentaires qui leur sont associés.
Par ailleurs, la Ville attend toujours que le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques lui délivre le certificat d’autorisation sans lequel elle ne peut écouler sa production de biométhane dans le réseau du distributeur Gaz Métro. 

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