Être collectionneur : le projet d'une vie | Le Courrier
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Être collectionneur : le projet d'une vie
20 février 2014

Centre d'exposition EXPRESSION
Être collectionneur : le projet d'une vie

Au premier regard, les oeuvres exposées à EXPRESSION semblent sans ligne directrice, sans histoire semblable. Tout s'éclaire quand on apprend que cette exposition d'art contemporain est en fait la collection privée de Bernard Landriault et Michel Paradis comptant plus de 200 oeuvres de différents médiums. Une seule chose les unit : la démarche de création. Démarches 2 : exposant deux regroupe une quarantaine d'oeuvres, notamment celles de Francine Savard, Adad Hannah, Raphaëlle Groot, Lynne Cohen et plusieurs autres.

Uniquement exposée à Saint-Hyacinthe, la collection Landriault-Paradis est une démarche en soi. Une démarche qui s'est concrétisée quand la commissaire Johanne Lamoureux a entamé la collaboration avec Landriault et Paradis pour préparer l'exposition. Bien qu'il soit rare que l'on expose des collections privées, il s'agissait d'une véritable opportunité pour le couple de Montréal de pouvoir partager leur collection, et surtout, leur passion pour l'art.

« Le collectionneur achète et collectionne par instinct, affirme la commissaire. Le projet Landriault-Paradis, c'est un projet de vie commune, puisque leur maison a été construite en fonction des objets accumulés. Au deuxième niveau, ils portent une attention particulière à la relation entre l'artiste et l'oeuvre, donc le procédé, la démarche qui est intéressante, mais pas nécessairement transparente. Voilà d'où vient Démarches e : Exposant deux. »Pour assurer une certaine uniformité, faciliter la tâche du visiteur et mieux l'accompagner dans sa visite, les oeuvres ont été réparties sous différentes catégories représentées par des verbes : relier, encoder, dériver, machiner, « fictionner », transgresser et collectionner.« Il n'y a pas vraiment de commencement quand on devient collectionneur, explique Bernard Landriault. On achète des oeuvres, on devient mordu et un jour on nous dit que nous sommes collectionneurs. Ce n'est pas une définition que les amateurs d'arts se donnent à eux-mêmes que d'être collectionneur. L'art, c'est notre vie tout simplement. »

Place au concours

Dans le but de récompenser l'effort et le talent de la région, la 12 e édition du concours Place à la Critique se déroule jusqu'au 28 mars. S'adressant au grand public de la MRC des Maskoutains, aux élèves du secondaire, ainsi qu'aux étudiants en francisation et du collégial, le concours annuel d'écriture et de dessin permettra aux gagnants des diverses catégories de remporter des prix de 100 et 200 $.

Les participants sont invités à visiter l'exposition Démarches e : Exposant deux et à soumettre un texte créatif portant sur la singularité de la collection.Pour les plus jeunes de la première à la troisième secondaire, une peinture peut être réalisée en lien avec le langage visuel véhiculé par les 7 verbes qui structurent l'exposition. La collection Landriault-Paradis est exposée au Centre d'exposition EXPRESSION jusqu'au 20 avril.

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