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Morency, furieusement drôle
17 avril 2014

Morency, furieusement drôle

Impulsif sous contrôle, espérons que François Morency restera <em>Furieusement calme</em> lors de son passage à Saint-Hyacinthe!
François Morency se dévoile avec son quatrième spectacle solo Furieusement calme, un titre qui décrit très bien sa personnalité selon ses dires. En tournée depuis juillet 2013, il fera un arrêt au Centre des arts Julliette-Lassonde le 25 avril à 20 h pour livrer, tout en contrôle, blagues et anecdotes qui lui collent à la peau, lui qui compte plus de 20 ans de carrière.

Furieusement calme, c'est un regard sur les peurs de l'humoriste, qui peuvent autant s'adresser à tout un chacun. Tantôt un numéro sur la peur du rejet, tantôt la peur du vide. Bref, un thème riche et porteur de contenu.

« Je me suis rendu compte que c'était quelque chose qui ressortait de plusieurs de mes gags, alors j'ai décidé de l'utiliser comme fil conducteur, explique l'humoriste. C'est loin d'être un discours sur la peur, c'est simplement que je trouvais ça inspirant et drôle. Je ne suis pas là, cependant, pour apprendre des choses sur la peur en soi. Je ne guéris personne à la fin de ce show là! »L'actualité factuelle, Morency s'en tient loin puisque c'est un univers qui est en constante évolution. « C'est difficile de se baser uniquement sur l'actualité quand tu fais un one-man-show. Il y a des éléments qui deviennent dépassés avec le temps et si les gens ont à faire un effort pour comprendre, il est trop tard. Il faut que tu prennes en considération les goûts du moment et tu espères écrire quelque chose qui va survivre. »

L'avoir dans la peau

L'essentiel selon François Morency, c'est de rester soi-même. L'écriture doit être représentative de l'humoriste lui-même, et encore plus dans l'élaboration d'un one-man-show. Le processus qu'il utilise au moment d'écrire du nouveau matériel reste dans cette direction, seulement qu'il demande l'avis de collègue une fois que ses idées sont claires.

« Le public doit sentir que ce que tu dis te colle à la peau, que les anecdotes que tu racontes te sont vraiment arrivées, conseille l'homme. Ta job en tant qu'humoriste, c'est d'être le plus possible toi-même, collé à ta vie, à tes opinions, à ce que tu vis. Dans mon cas, je décide des thèmes et des angles que je veux aborder, et une fois que c'est clair, j'ai des gens qui viennent bonifier ce que j'ai fait. Il faut s'entourer et avoir un feedback. C'est important. »

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