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Une fierté toute maskoutaine
5 juin 2014

Une fierté toute maskoutaine

Le savoir-faire maskoutain a été honoré le mercredi 28 mai lors du concert inaugural du Grand Orgue Pierre-Béique de la Maison Symphonique de Montréal conçu et réalisé par Casavant Frères. Pour l'occasion, quelques Maskoutains ont assisté à cette cérémonie grandiose où l'organiste émérite Olivier Latry a présenté trois pièces au public, en collaboration avec l'Orchestre Symphonique de Montréal (OSM).

Le Grand Orgue Pierre-Béique a offert une expérience musicale unique pour lancer la 80 e saison de l'OSM et donner à Saint-Hyacinthe une place de choix dans le paysage musical de Montréal. Alors que M. Latry a fait revivre les oeuvres de Bach, Liszt et Saint-Saens dans la Maison symphonique, les spectateurs ont pu s'imprégner de toute la puissance qui se dégage de cet instrument spectaculairement imposant.

Aux yeux de Benoit Chartier, propriétaire de DBC Communications et éditeur du Courrier de Saint-Hyacinthe, l'inauguration du Grand Orgue représentait tout un honneur pour les Maskoutains qui rayonnent une fois de plus sur la scène nationale et même internationale grâce à la Maison Casavant.« Personnellement, je me devais d'être à l'inauguration parce que LE COURRIER et Casavant sont deux institutions prestigieuses de Saint-Hyacinthe présentes depuis de nombreuses années dans le paysage maskoutain, a-t-il fait remarquer. Il s'agit d'une des rares soirées où l'on peut dire que Saint-Hyacinthe est vraiment mise à l'honneur dans une grande soirée montréalaise. Ce qui nous distingue justement, c'est que les artisans de cette réalisation sont tous des gens de chez nous qui se sont transmis, de génération en génération, le métier de facteur d'orgues. C'est une visibilité incroyable pour Saint-Hyacinthe. »Le concert qui s'est entamé avec la « Toccata et fugue en mineur BWV 565 » du compositeur Bach a tout de suite impressionné la galerie, laissant ainsi entrevoir la subtilité tout autant que la vigueur de l'instrument.« J'attendais l'expérience avec fébrilité, a commenté Guy Duhaime, président du Groupe Financier Multi Courtage. Dès les premières notes, on a senti l'instrument se réveiller et vibrer. C'est une oeuvre pour orgue que je connais très bien et le virtuose Olivier Latry a façonné la pièce avec doigté. »« C'est un instrument majestueux qui prend toute son ampleur avec ses 110 registres et qui permet une panoplie de sonorités plus magnifiques les unes que les autres. Et quand est venu la finale du troisième mouvement de la Troisième symphonie de Saint-Saens, nous en sommes restés bouche bée. La profondeur des basses, la richesse du son « grand orgue », en fait, la force brute de la « bête » tient tête au grand orchestre et nous ont littéralement transportés au septième ciel », a raconté M. Duhaime.Ce sont quelque 40 000 heures de travail qui ont été consacrées à la fabrication de cet orgue. André H. Gagnon, propriétaire du RONA Saint-Hyacinthe, a ressenti beaucoup de fierté pour les artistes et artisans de la région qui ont participé à la conception du remarquable instrument.« Casavant a réalisé de toutes pièces un projet impressionnant avec cet orgue qui sort des conventions en étant accroché au milieu d'un mur, contrairement aux orgues conventionnels qui débutent au sol. C'était la première fois que je voyais ça, a-t-il témoigné. Nous n'éprouvions que de la fierté et de la satisfaction quand l'orgue s'est mis en marche. »« Chaque orateur a parlé de Casavant Frères et de Saint-Hyacinthe dans son discours d'ouverture de cérémonie. On a presque autant de mérite que Mme Desmarais qui a payé l'instrument à l'OSM! », a terminé M. Gagnon.

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