Christopher en quête de Liberta | Le Courrier
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Christopher en quête de Liberta
19 juin 2014

Court-métrage
Christopher en quête de Liberta

De gauche à droite : David Thompson-Fournier, comédien; Louis St-Germain, scénariste; Christopher Leduc, producteur et réalisateur; Samuel Gaudreault et Sébastien Turgeon, comédiens.
Il n'a que 17 ans et déjà ses affaires vont plutôt rondement. Le Maskoutain Christopher Leduc a présenté en grande première son premier court-métrage Liberta le 11 juin au Cinéma 8 de Saint-Hyacinthe. Un projet ambitieux et pour une bonne cause par la même occasion puisque les 1 600 $ générés par la première ont été remis à la Fondation Honoré-Mercier.

Malgré son jeune âge, Christopher a traité un sujet plutôt délicat en abordant la réalité que vivent les jeunes placés en famille d'accueil. L'idée est venue d'un ami proche alors qu'ils échangeaient sur la possibilité de réaliser un film ayant pour thème l'adolescence.

« On a commencé par prendre des informations au Centre jeunesse de la Montérégie et ensuite les témoignages des jeunes qui ont vécu l'intégration en famille d'accueil, explique Christopher. On s'est inspiré de plusieurs faits, dramatisés, mais c'est tout de même tiré d'histoires vraies. »Liberta, c'est l'histoire de Mathias, un jeune placé en famille d'accueil puisque sa mère est décédée et que son père ne s'occupe pas de lui. Cette décision prise par une travailleuse sociale ne fait pas son bonheur alors qu'il perd ses amis et sa liberté. Il fait la rencontre de David, un autre adolescent placé en famille d'accueil avec qui il fait quelques folies, mais qui lui rappelle, au final, qu'il devrait retourner auprès de sa famille. Une belle morale à retenir, imaginée par des jeunes.

Travail de longue haleine

Le jeune réalisateur n'en était pas à ses premiers pas en cinéma alors que l'an dernier, il avait produit le long-métrage Un Réveil Mordant. À 17 ans, Christopher possède même sa propre maison de production, CL Productions.

Plus de six mois de préparation ont été nécessaires en vue du tournage de Liberta, une semaine de production intensive au mois de mars, en plus de deux mois de montage. Une équipe de production s'est jointe à lui pour la réalisation du projet en plus de quelques acteurs. Le Maskoutain a voulu s'impliquer dans la communauté en présentant son court-métrage tout en se donnant une certaine visibilité.« J'ai toujours voulu donner à une fondation et l'occasion s'est présentée. Je n'ai pas le pouvoir d'aider les gens malades et de leur apporter le matériel nécessaire à leur guérison, mais la Fondation Honoré-Mercier le fait. C’est avec plaisir que j’ai remis la totalité des profits amassés lors de la première », a-t-il conclu.

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