Voyage dans les Forces armées avec Vandoo | Le Courrier
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Voyage dans les Forces armées avec Vandoo
29 janvier 2015

René Vallerand
Voyage dans les Forces armées avec Vandoo

Avec Vandoo, René Vallerand raconte ­l’histoire d’un jeune homme qui s’enrôle au sein du Royal 22e Régiment et participe à des missions de combat en Afghanistan.Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©
L’auteur René Vallerand ne reflète pas la réputation de dur à cuire qui précède les membres du Royal 22e Régiment dans lequel il est officier d’infanterie et détient le grade de capitaine. Avec ­Vandoo, il dresse un portrait tout aussi cru et intense qu’émotif du régiment ­canadien francophone.

Membre des Forces armées canadiennes depuis huit ans, René Vallerand a d’abord été avocat criminaliste. Cet automne, il a publié son premier roman Vandoo, inspiré de son expérience en tant qu’officier ­d’infanterie mêlée à une oeuvre de fiction.

Son personnage principal, Alex, ­s’enrôle chez les Vandoos, appellation donnée aux membres du Royal 22e Régiment par les anglophones. Le roman fera le récit de son aventure, de son endoctrinement à l’École des recrues jusqu’aux missions de combat en Afghanistan où l’auteur lui-même a été déployé deux fois.

Du désaccord de la mère au moment de l’enrôlement à une amitié fraternelle ­profonde avec un confrère d’armes en passant par la quête d’une relation ­amoureuse, Vandoo est un voyage au coeur de la réalité des officiers d’infanterie qui devrait interpeller quiconque connaissant une personne au sein des Forces armées.

« Je suis très fier de ce roman. J’ai ­moi-même pleuré quand je l’ai écrit. Cela m’a fait vivre beaucoup d’émotion », ­raconte René Vallerand.

Mais faire le portrait des Forces armées n’est pas simple, selon l’auteur ­maskoutain. Et bien que réaliste, son oeuvre est encore loin de la réalité. « Mon livre compte seulement 300 pages. Il en aurait fallu 6 000 pour qu’il soit ­représentatif de la vie en tant qu’officier d’infanterie. »

« J’ai fait un portrait positif, sincère et sans artifices du régiment tel que je le connais. L’oeuvre présente une critique, c’est certain. Mais une critique ­respectueuse », précise-t-il.

Au même titre que l’écriture, le métier d’officier d’infanterie est un rêve de ­jeunesse pour M. Vallerand. Un rêve qu’il a réalisé à l’âge de 33 ans alors que celui d’écrire un livre ne s’est réalisé que tout récemment, à l’aube de la cinquantaine. Ce dernier explique pourtant avoir eu l’appel des Forces armées grâce à la ­littérature.

« Les gens croient que l’armée m’a amené à écrire alors que c’est l’inverse. C’est l’écriture qui m’a conduit vers l’armée. »

La publication de Vandoo est tombée à point avec le 100e anniversaire du Royal 22e Régiment. Mais l’intention première de René Vallerand était de changer les perceptions des gens envers les Forces armées et particulièrement celles envers le régiment dont il est membre.

« Je me souviens lorsque j’allais à ­Québec avec mes amis, nous voyions des officiers du 22e Régiment et étions ­impressionnés parce que c’étaient des gens qui avaient une mauvaise ­réputation, qui étaient reconnus pour leurs actes de violence. Aujourd’hui, ce sont des gentlemen. Au Québec, la perception des gens est différente. Les gens ont encore du mal à accepter qu’un membre de leur famille puisse s’enrôler dans les Forces, tandis que les Canadiens anglais ressentent plutôt un sentiment de fierté. »

« C’est certain que les Forces sont un ­reflet de la société, poursuit-il. Il y a toute sorte de monde. Pour ma part, je suis un pacifiste. Je préfère éviter les échanges de coup de feu quand j’en ai l’opportunité. »

Vandoo est le premier roman publié par René Vallerand. Il compte poursuivre le métier d’auteur en publiant entre autres un premier roman écrit il y a quelques années, puis un troisième dont l’écriture est en cours. René Vallerand travaille ­également à temps plein pour les Forces armées canadiennes.

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