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Fabienne Cortes et son histoire palpitante de Saint-Hyacinthe
26 mai 2016

Fabienne Cortes et son histoire palpitante de Saint-Hyacinthe

Fabienne Cortes et son histoire palpitante de Saint-Hyacinthe
Fabienne Cortes a lancé ce printemps son premier roman Les Géants de la rivière dont l’intrigue tourne autour de l’incendie criminel survenu à Saint-Hyacinthe le 3 septembre 1876 et dont une ruelle du centre-ville porte le nom. Photo François Larivière | Le Courrier ©
Même si Fabienne Cortes n’est pas native de Saint-Hyacinthe, elle en connait bien plus que quiconque sur les faits historiques qui concernent sa ville d’adoption. Des évènements marquants, aux personnages influents en passant par le mélange des cultures, tout y est dans son premier roman Les Géants de la rivière.

Fabienne Cortes s’y connait en littérature. Elle est animatrice, journaliste et scénariste primée. Elle a écrit pour le journal La Presse et Le Courrier de Saint-Hyacinthe à titre, entre autres, de chroniqueuse littéraire. Et voilà qu’elle s’est adonnée à l’écriture de son premier roman, destiné aux lecteurs de 12 ans et plus, dans lequel s’entrecroisent la fiction et l’histoire.

En début de septembre 1876, une tragédie guette Saint-Hyacinthe, la nouvelle cité industrielle où cohabitent les ouvriers, les agriculteurs et la haute société. Il s’agit du grand incendie de Saint-Hyacinthe. Mais avant que cela survienne, Émilie, une jeune fille de bonne famille, va disparaître. Thomas, un jeune Abénaquis à la recherche de sa mère, et Médéric, un ouvrier amoureux d’Anabelle, la soeur aînée de la disparue, mettront tout en oeuvre afin d’éviter le pire.

Cette histoire, Mme Cortes l’a écrite en partie pour ses filles qu’elle appelle « ses Géantes ». « Je voulais leur montrer que leur ville a un passé intéressant et pour qu’elles soient fières de leur ville », mentionne Fabienne Cortes en entrevue avec LE COURRIER.

Une passionnée d’histoire

À son arrivée au Québec en 1996, Fabienne Cortes lisait beaucoup, notament sur l’histoire du Québec. « Je voulais comprendre le pays dans lequel j’arrivais », avance l’auteure d’origine française.

Parmi les lectures qui ont marqué son imaginaire, le Journal d’Henriette Dessaulles a été sa principale inspiration pour décrire l’ambiance de son roman et personnifier les héroïnes de son histoire, les soeurs Anabelle et Émilie Laperle.

« Quand on veut s’asseoir sur une période précise de l’histoire et faire de la description, il faut tout savoir », explique-t-elle.

Il lui a fallu près d’une année de recherche pour fournir un portrait détaillé du centre-ville de Saint-Hyacinthe à cette époque. Que ce soit le coût du beurre, la présence d’une domestique haïtienne, ou même, celle d’un rédacteur du Courrier de Saint-Hyacinthe à cette époque, Sylva Clapin, toutes ces informations véridiques sont le fruit d’un travail de recherche ardu. Luc Cordeau, directeur du Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe, s’est d’ailleurs mérité une note de remerciements dans le livre pour sa relecture du récit.

Fabienne Cortes effectue actuellement des recherches sur la construction de la cathédrale Saint-Hyacinthe pour la suite du roman. Publié chez les Éditions Pierre Tysseyre, Les Géants de la rivière donnera suite à deux autres tomes. Pour plus d’information sur le livre ou Fabienne Cortes, on peut consulter le blogue de l’auteure à adresse www.fabiennecortes.quebecblogue.com.

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