26 octobre 2017
Achat de l’hebdomadaire Les 2 Rives à Sorel-Tracy
DBC Communications en mode croissance
Par: Martin Bourassa
L’éditeur Benoit Chartier pose en compagnie de la jeune et dynamique équipe de l’hebdomadaire Les 2 Rives de Sorel-Tracy. Photo Pascal Cournoyer

L’éditeur Benoit Chartier pose en compagnie de la jeune et dynamique équipe de l’hebdomadaire Les 2 Rives de Sorel-Tracy. Photo Pascal Cournoyer

La transformation qui secoue l’industrie de la presse hebdomadaire continue d’être profitable à l’entreprise DBC Communications. Pour la deuxième fois depuis le début de l’année, le groupe de presse de Saint-Hyacinthe pige dans les propriétés de TC Media pour poursuivre et étendre son rayonnement régional. 

Après s’être portée acquéreur de L’Oeil Régional en mars, DBC Communications vient de mettre la main sur l’hebdomadaire Les 2 Rives à Sorel-Tracy, au terme d’une transaction dont le montant n’a pas été dévoilé.
Cette acquisition stratégique permet à l’entreprise maskoutaine de consolider sa présence en Montérégie où elle possède et édite déjà Le Courrier de Saint-Hyacinthe, Le Clairon de Saint-Hyacinthe, L’Oeil Régional à Beloeil et La Pensée de Bagot à Acton Vale ainsi que le Gestion et Technologie agricoles.
Du coup, Les 2 Rives repasse dans le camp des journaux indépendants. Les huit employés de cet hebdomadaire tiré à 28 801 exemplaires sont transférés chez DBC, tout comme la propriété Web du journal.
Le nouvel éditeur des 2 Rives n’est pas peu fier de sa nouvelle acquisition.
« C’est un honneur pour moi d’être propriétaire des 2 Rives, un journal qui a un riche passé, un présent enviable et un futur prometteur, a commenté Benoit Chartier. Il s’agit d’un journal près des gens, qui est produit par des artisans qui sont bien enracinés dans leur milieu. Ces gens passionnés et de grand talent ont tous ma confiance. »
Des régions complémentaires
M. Chartier voit Les 2 Rives comme un prolongement naturel pour son entreprise. « Outre le fait qu’elles se trouvent dans le même diocèse et sous l’égide du même centre intégré de santé, les régions de Saint-Hyacinthe et de Sorel-Tracy sont des milieux qui se ressemblent beaucoup et qui sont à la fois complémentaires. Ce sont des communautés dynamiques et fières de leurs institutions. À l’aube des 50 ans des 2 Rives, j’entrevois les prochaines années avec beaucoup d’excitation et d’optimisme. »
À Sorel, Benoit Chartier n’a pas l’intention de modifier de façon radicale une recette qui a déjà fait ses preuves. « Peu importe le propriétaire, le défi reste toujours le même, soit celui de produire des journaux de grande qualité, des journaux qui sont pertinents et à la hauteur des attentes élevées des lecteurs et des annonceurs. Nous allons donc nous assurer de poursuivre sur cette voie en y consacrant toutes nos énergies. »
On le constate, M. Chartier fait partie de ceux qui croient à l’utilité et à la pérennité de la presse régionale sous toutes ses formes. « Les médias régionaux écrits ont de l’avenir, même si nous devons nous réinventer constamment en rejoignant les lecteurs dans leur quotidien et leur intimité, et ce, sur toutes les tribunes possibles. Le Web et les réseaux sociaux sont des outils pour le faire et nous continuerons d’être bien présents de ce côté, sans négliger le journal papier qui demeure notre priorité », a-t-il souligné.
Du côté de TC Media, l’entreprise a tenu à remercier les employés des 2 Rives de leur professionnalisme. TC Transcontinental continuera par ailleurs d’offrir les services d’impression et de distribution comme elle le fait déjà pour les autres publications de DBC Communications. Le tirage des publications hebdomadaires de DBC Communications s’élève désormais à plus de 133 500 exemplaires par semaine à travers la Montérégie. Il s’agit de la deuxième transaction entre TC Media et DBC Communications depuis le début de l’année. La première visait les actifs de L’Oeil Régional.
Précisons que les relations d’affaires entre les deux entreprises ne datent pas d’hier puisque Transcontinental avait acquis son imprimerie de Saint-Hyacinthe des mains de la famille Chartier en 1979.

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