23 février 2012
École secondaire Casavant
Deux élèves renversées par un véhicule
Par: Le Courrier

Deux élèves de première secondaire de l’école Casavant ont connu un début de semaine mouvementé, lundi, quand elles ont été renversées par un véhicule, dans un accident qui avait toutes les apparences d’un délit de fuite.

La conductrice finalement identifiée est une employée de la commission scolaire (CS). Elle aurait quitté les lieux après que les deux adolescentes lui aient dit qu’elles n’étaient pas blessées, bien que la version des jeunes filles soit différente. L’unique témoin qui s’est manifesté aux policiers est, lui aussi, un employé de la CS.

Les élèves étaient arrivées en autobus devant l’école Casavant vers 7 h 50, soit une dizaine de minutes avant l’arrivée du premier surveillant. Ayant plus d’une heure avant le début des cours, elles ont pris la direction de l’école Saint-Sacrement, pour aller à la rencontre d’un ami. À l’intersection des rues Nelson et Saint-Joseph, la conductrice d’un véhicule utilitaire sport aurait fait signe aux deux adolescentes de traverser la rue. Elle aurait toutefois levé la pédale de frein alors que les deux piétonnes se trouvaient encore devant elle.Ce n’est que de retour à l’école Casavant que les jeunes filles ont demandé assistance au personnel, qui a tôt fait de communiquer avec les policiers. L’une des élèves a été transportée vers l’Hôpital Honoré-Mercier en ambulance pour des douleurs et des engourdissements aux jambes. Les deux jeunes filles s’en sortent avec des courbatures et des ecchymoses. L’une d’elles subissait toujours des examens médicaux à l’hôpital, mercredi, pour des douleurs importantes au cou.« Ce qui est plus grave, c’est qu’un adulte au volant d’un véhicule ne prenne pas en charge deux enfants qu’il vient de frapper, fait remarquer Véronique Godbout, la mère d’une des victimes. C’était la moindre des choses de leur expliquer la situation et de rester avec elles jusqu’à ce qu’un policier ou quelqu’un de l’école les rejoigne. »Mardi matin, les enquêteurs ont identifié la conductrice impliquée dans l’accident. « La dame aurait été éblouie par le soleil, a relaté Marco Brouillard, porte-parole de la Sûreté du Québec. Après l’accident, elle a communiqué avec l’école Saint-Sacrement pour prendre des nouvelles, croyant que les deux élèves fréquentaient cet établissement. Les policiers ne peuvent que présumer de sa bonne foi. Il n’y aura pas d’accusation. »Quant à la commission scolaire, qui a reçu une plainte de négligence de la part des parents, elle promet de revoir les horaires du transport scolaire et de s’assurer qu’aucun élève ne descende désormais de l’autobus si le surveillant n’est pas arrivé. « Les élèves sont tenus de se rendre dans la cour d’école quand ils descendent de l’autobus, a noté Sagette Gagnon, régisseuse aux communications à la commission scolaire. Les deux filles n’ont pas suivi cette consigne, mais il n’y avait pas de surveillant non plus pour les interpeller. Nous allons faire en sorte que cette situation ne se reproduise plus. »

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